Comment bien choisir les activités extrascolaires de son enfant ?
Résumé
Une activité extrascolaire se choisit avec votre enfant, selon ses envies et le rythme familial.
- Sport, arts, musique ou langues offrent des occasions de découvrir ses capacités.
- Une séance d’essai aide à se décider avant l’inscription.
- Préservez des moments libres, en tenant compte de l’école et d’un éventuel recours à du soutien scolaire.
Le plaisir de participer reste le meilleur repère et un vrai moteur pour poursuivre.
C’est la rentrée et, avec elle, la course habituelle pour acheter les fournitures scolaires de son enfant, renouveler sa garde-robe, trouver les dernières baskets à la mode, le cartable de ses rêves et… l’inscrire aux activités extrascolaires de l’année à venir.
Comment choisir une activité extrascolaire ?
La multitude des possibilités a de quoi donner le vertige et transformer ce choix en véritable casse-tête. Toute activité extrascolaire peut être l’occasion de s’amuser et de se défouler, d’enrichir sa personnalité, de développer ses connaissances et ses compétences.
Mais si certains adultes se rappellent avec ravissement leurs cours particuliers de piano ou de tennis, qui ont suscité en eux des joies mémorables ou des intérêts durables, d’autres n’en gardent que le souvenir d’une pénible corvée où il fallait se traîner chaque semaine…
Comment donc aider votre enfant à choisir la « bonne » activité extrascolaire, celle qu’il pratiquera durablement avec plaisir et qui lui apportera le plus de bienfaits ?
Permettre le choix
S’inscrire à une activité est un engagement sur l’année auquel votre enfant devra se tenir : permettre à votre enfant d’en faire le choix est important, car il peut ainsi appréhender les notions de responsabilité et d’engagement. Et bien sûr, si l’enfant prend plaisir à pratiquer cette activité chaque semaine, il s’y tiendra plus facilement. Bien entendu, vous pouvez l’aider dans ce choix en tenant compte de sa personnalité, de son âge et des compétences que lui et vous souhaitez qu’il développe ou renforce.
Développer la coordination motrice
Certaines activités comme la natation, l’éveil corporel, le judo, le yoga ou la danse peuvent être proposées aux très jeunes enfants (entre 3 et 6 ans). Ces activités aident à développer la coordination motrice, le positionnement du corps dans l’espace mais aussi le rapport à l’autre.
Elles permettront aux plus remuants de se canaliser et aux plus timides de prendre confiance en eux.
Développer les compétences sociales
Il est souvent intéressant de proposer une activité de groupe afin de favoriser la construction des compétences sociales. L’offre en la matière est vaste : outre les traditionnels sports collectifs comme le foot ou le basket, qui développent esprit d’équipe et sens de la stratégie, on peut aussi penser au théâtre (accessible dès 4 ans), qui permettra aux plus introvertis de sortir de leur coquille. Pour les plus grands, un engagement dans une association est à envisager. Les petits mélomanes pourront s’inscrire dans un orchestre afin de se perfectionner dans la maîtrise de leur instrument tout en travaillant l’harmonie au sein d’un groupe.
Testez de nouvelles compétences
En suivant, par exemple, des cours particuliers de musique
Développer les compétences artistiques et langagières
Les activitĂ©s extrascolaires sont aussi l’occasion d’éveiller les enfants Ă la culture, aux pratiques artistiques ou encore aux langues Ă©trangères : l’apprentissage de l’anglais, on le sait, est beaucoup plus facile si on le commence très tĂ´t et si on en fait un jeu, autour d’activitĂ©s et de centres d’intĂ©rĂŞt adaptĂ©s. Alors, pourquoi pas faire de l’anglais Ă la rentrĂ©e les mercredis après-midi ?
Initier son enfant à l’art, à la peinture, au dessin ou même à l’écriture permet de nourrir sa créativité, de développer sa flexibilité mentale (c’est-à -dire la capacité de passer d’une tâche à une autre, d’envisager les choses sous plusieurs angles) et aussi de s’ouvrir à d’autres cultures. De quoi enrichir durablement sa personnalité !
Développer la concentration et les compétences intellectuelles
Certains enfants préfèrent les activités individuelles, aiment l’idée de se dépasser ou se sentent à l’aise dans tout ce qui requiert concentration et précision… Il est alors possible de leur proposer des sports comme l’athlétisme, le tennis, l’escrime ou encore l’apprentissage d’un instrument de musique.
Ils pourront y développer leurs talents, exprimer leur personnalité et stimuler leurs capacités intellectuelles. Les échecs enfin sont parfaits pour développer le raisonnement, la mémoire et améliorer les capacités de résolution de problèmes, même chez les plus jeunes : des initiations sont possibles dès 4 ans.
Tester et ne pas surcharger
Certains enfants s’engagent avec passion dans une activité durant des années, d’autres ont besoin de « papillonner » de l’une à l’autre pour ne pas s’ennuyer.
Quelle que soit sa personnalité, mieux vaut laisser à votre enfant la possibilité de tester les activités qui lui font envie, et ne pas s’inquiéter s’il souhaite en changer chaque année. Les activités extrascolaires doivent bien sûr représenter un engagement et un investissement pour l’enfant, mais sans jamais devenir une contrainte.
Et pour qu’activité extrascolaire ne rime jamais avec calvaire, veillez à ne pas surcharger son emploi du temps (et le vôtre) : mieux vaut ne pas mettre en place plus de deux activités hebdomadaires, afin de lui laisser du temps pour… ne rien faire, rêver, et même (car cela a aussi ses vertus) s’ennuyer !
Pour conclure
Choisir une activité, c’est ouvrir une possibilité, sans dessiner à l’avance le parcours de votre enfant. Laissez-lui le temps d’essayer, de trouver sa place et de faire évoluer ses goûts. Une pratique qui lui donne envie de revenir, tout en préservant son repos et ses moments libres, pourra devenir une expérience enrichissante bien au-delà de l’année scolaire.
Questions fréquentes sur les activités extrascolaires
Demandez-lui ce qui l’attire concrètement : bouger, fabriquer, jouer avec d’autres ou relever un défi personnel. Comparez ensuite quelques options compatibles avec votre budget et vos déplacements. Lors d’une séance d’essai, observez aussi l’accueil et la manière dont l’intervenant accompagne les débutants. Votre enfant pourra choisir à partir d’une expérience plutôt que d’une simple idée.
Cherchez d’abord ce qui a changé : difficulté inattendue, ambiance du groupe, fatigue ou déception sur le contenu. Discutez avec l’encadrant pour comprendre la situation et envisager un ajustement. Vous pouvez convenir avec votre enfant d’un temps d’essai supplémentaire, puis refaire le point. L’engagement mérite d’être expliqué, mais une situation qui le met durablement mal à l’aise doit être prise au sérieux.