Déterminer son orientation en terminale

Article mis à jour le 27 octobre 2022
La terminale est l’année des choix d’orientation définitifs. Si la réflexion a été bien menée en amont, cette perspective ne devrait pas générer trop d’inquiétudes. Mais si le projet postbac est encore vague, voire inexistant, il faut sans tarder mettre en œuvre un plan de bataille pour y remédier.

Faire le point sur le calendrier 

L’enchaînement des échéances laisse assez peu de temps pour se décider : 

  • Avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque élève de terminale devra renseigner une fiche. Elle vise à faire état de l’avancée de ses réflexions concernant son projet et à exprimer ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prendra connaissance et formulera au besoin conseils et recommandations. 
  • Le 18 janvier 2023 s’ouvrira la période des inscriptions sur Parcoursup. Les élèves seront invités à créer leur dossier sur la plateforme et à formuler 1 à 10 vœux (et 20 sous-vœux) maximum. 
  • À partir du 8 mars 2023, il ne sera plus possible d’ajouter de nouveaux vœux, mais uniquement de confirmer ceux qui auront déjà été sélectionnés. Les élèves qui n’auraient pas fait de choix n’auront d’autre option que la procédure complémentaire de Parcoursup, mise en place à partir de la mi-juin. 

C’est donc au plus tard durant le premier trimestre de terminale que le projet professionnel, donc d’études supérieures, doit être défini. 

Réfléchir à son profil, à ses envies 

Si le projet n’est pas encore arrêté, la première étape consiste à se lancer dans une réflexion introspective. Pour mieux se connaître et faire le lien entre son profil et les choix possibles, on peut se poser les questions suivantes : 

  • Quelles sont les matières que j’étudie avec le plus de plaisir, et pourquoi ? Même s’il n’est pas facile de savoir ce que l’on veut faire plus tard, on sait au moins quelles sont ses matières préférées ou celles dont on ne voudra plus entendre parler après le bac. 
  • Quels sont mes passe-temps favoris ? Les activités qui procurent du plaisir, que l’on fait uniquement par envie, sont à explorer : le fait de préférer les activités manuelles ou les sports individuels peut par exemple être un indicateur précieux. 
  • Quels sont les traits principaux de ma personnalité ? Il s’agit ici de situer dans les grandes dichotomies de personnalité : extraverti ou introverti ? tourné vers le concret ou l’abstrait ? attaché à ses habitudes ou avide de changement ? attiré par les rôles de leader ou indépendant ? sensible au stress ou placide, etc. ?  
  • Qu’est-ce que j’attends de ma vie professionnelle ? Même sans avoir de métier en tête, votre enfant espère nécessairement certaines choses de sa future vie active : être utile, ne jamais cesser d’apprendre, exercer des responsabilités, gagner beaucoup d’argent, prendre des risques, travailler à son compte, voyager, aider les autres… ? 
  • Quels sont les secteurs professionnels qui m’attirent et ceux que je n’envisagerais à aucun prix ? Il existe des quantités de métiers, mais les secteurs professionnels ne sont finalement pas si nombreux. Ils sont présentés dans tout site d’orientation, par exemple sur l’Onisep. En terminale, on détermine son secteur d’activité en se demandant donc principalement si on se projette ou non dans le commerce, la communication, les assurances, le droit, le bâtiment, etc. 
  • Quel est mon rythme de travail ? Certaines filières (les études de médecine, les prépas…) exigent une très forte quantité de travail. Il convient donc de s’interroger sur ses propres capacités et sur les « réserves » dont on pense disposer : est-il déjà difficile d’affronter la quantité de travail requise en terminale ? quid de l’autonomie de travail nécessaire pour telle filière ? 
  • Quelle durée d’études puis-je envisager ? Si l’on souhaite du concret et entrer rapidement dans la vie active, mieux vaut commencer par une formation courte (BTS, bachelor, BUT). Il sera ensuite encore possible de prolonger son parcours. Les études universitaires pouvant aller jusqu’au doctorat attireront les élèves avides de connaissances et intéressés par la recherche. 
  • Quel est mon degré d’autonomie, de quel encadrement ai-je besoin ? Les BTS, les prépas et, dans une moindre mesure, les écoles postbac et les BUT proposent un suivi régulier de leurs étudiants. Les promotions réduites facilitent en outre la socialisation. L’université, qui laisse beaucoup plus de liberté, convient davantage aux élèves capables d’autodiscipline. 
  • Quels compromis puis-je faire ? Travailler beaucoup, quitte à tirer un trait sur les sorties entre étudiants ? Partir dans une autre région, loin de la famille et des amis ? Il est important de réfléchir à l’impact de ses choix sur sa future qualité de vie. 

Explorer le champ des possibles 

Les moyens de se renseigner sur l’ensemble des formations accessibles après la terminale sont nombreux : 

  • Internet regorge de sites consacrés à l’orientation. Pour obtenir des informations précises et fiables sur les filières et leurs procédures d’admission, mieux vaut consulter des sites publics ou reconnus. Par ailleurs, des vidéosde métiers permettent de découvrir différents secteurs d’activité et de se projeter dans l’exercice d’une profession. 
  • Les interlocuteurs de l’orientation : conseillers au lycée, professeurs principaux, conseillers des CIO sont autant de personnes qui peuvent enrichir la réflexion en apportant principalement de l’information sur le monde du supérieur. 
  • De multiples salons et forums de l’orientation se tiennent partout en France à partir du mois d’octobre. Les universités, les IUT, les écoles publiques et privées, etc. viennent y présenter leurs formations. S’y rendre permet de vérifier les informations trouvées sur Internet, de poser des questions et pourquoi pas d’élargir ses horizons. 
  • Les semaines de l’orientation, organisées dans chaque établissement en novembre et en janvier-février sont l’occasion d’échanger avec les équipes pédagogiques de l’établissement, de rencontrer des acteurs de l’enseignement supérieur pour mieux connaître les différentes filières de formation, ou encore de communiquer avec des acteurs du monde professionnel. 
  • La plateformeParcoursup ouvre le 20 décembre 2022 afin de permettre aux élèves de consulter l’offre de formation dans son ensemble et de prendre connaissance des contenus, attendus, débouchés professionnels et critères d’examen des dossiers des formations envisagées. 
  • Les journées portes ouvertes des établissements supérieurs permettent d’explorer « sur le terrain » : c’est l’occasion de visiter des locaux, de rencontrer enseignants et étudiants pour savoir si l’on parvient à se projeter dans une formation. 
  • Les journées d’immersion organisées dans la plupart des établissements permettent enfin de profiter d’une expérience encore plus approfondie que les portes ouvertes : découvrir les différents cursus proposés par l’établissement, assister à des cours, prendre connaissance des services de l’établissement (insertion professionnelle, logement, activités sportives, associations, etc.). 

Obtenir l’aide de professionnels de l’orientation 

Que faire si malgré les réflexions et les démarches entreprises, aucune idée concrète de projet ne germait ? Pour éviter de se retrouver acculé et contraint de choisir une orientation par défaut, il est essentiel de se tourner suffisamment tôt (durant le premier trimestre) vers une aide professionnelle et individualisée.  

Cet accompagnement, dépassant largement le simple apport d’informations, est un véritable coaching avec tests de personnalité et entretiens personnalisés, qui permet d’aboutir à l’identification d’un projet motivant correspondant aux aspirations de l’élève. Acadomia propose ainsi plusieurs solutions d’accompagnement encadrées par des professionnels de l’orientation, afin de répondre aux différents besoins de chaque élève. 

En conclusion 

Au premier trimestre de l’année de terminale, il est encore temps de réfléchir à son projet et de choisir les formations dans lesquelles se porter candidat en janvier. Cette réflexion doit avant tout se focaliser sur l’élection d’un secteur professionnel : le choix d’un métier s’affinera dans le supérieur par la découverte des disciplines de spécialité et par les expériences en stages, puis dans le monde du travail grâce aux opportunités d’embauche. 

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