DĂ©terminer son orientation en terminale

Article publié le 29 novembre 2019 (mis à jour le 22 janvier 2024) - 0 commentaires
15 minutes
La terminale est l’annĂ©e des choix d’orientation dĂ©finitifs. Si la rĂ©flexion a Ă©tĂ© bien menĂ©e en amont, cette perspective ne devrait pas gĂ©nĂ©rer trop d’inquiĂ©tudes. Mais si le projet postbac est encore vague, voire inexistant, il faut sans tarder mettre en Ɠuvre un plan de bataille pour y remĂ©dier.
Elisa Leduc

Elisa Leduc

Directrice de l’IPĂ©A – Institut de prĂ©paration aux Ă©tudes post-bac d’Acadomia

Faire le point sur le calendrier 

L’enchaĂźnement des Ă©chĂ©ances laisse assez peu de temps pour se dĂ©cider : 

    • Avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque Ă©lĂšve de terminale devra renseigner une fiche. Elle vise à faire Ă©tat de l’avancĂ©e de ses rĂ©flexions concernant son projet et Ă  exprimer ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prendra connaissance et formulera au besoin conseils et recommandations. 
    • Le 17 janvier 2024 s’ouvrira la pĂ©riode des inscriptions sur Parcoursup. Les Ă©lĂšves seront invitĂ©s Ă  crĂ©er leur dossier sur la plateforme et Ă  formuler 1 Ă  10 vƓux (et 20 sous-vƓux) maximum. 
    • À partir du 14 mars 2024 , il ne sera plus possible d’ajouter de nouveaux vƓux, mais uniquement de confirmer ceux qui auront dĂ©jĂ  Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s. Les Ă©lĂšves qui n’auraient pas fait de choix n’auront d’autre option que la procĂ©dure complĂ©mentaire de Parcoursup, mise en place Ă  partir de la mi-juin. 

C’est donc au plus tard durant le premier trimestre de terminale que le projet professionnel, donc d’études supĂ©rieures, doit ĂȘtre dĂ©fini. 

Réfléchir à son profil, à ses envies 

Si le projet n’est pas encore arrĂȘtĂ©, la premiĂšre Ă©tape consiste Ă  se lancer dans une rĂ©flexion introspective. Pour mieux se connaĂźtre et faire le lien entre son profil et les choix possibles, on peut se poser les questions suivantes : 

    • Quelles sont les matiĂšres que j’étudie avec le plus de plaisir, et pourquoi ? MĂȘme s’il n’est pas facile de savoir ce que l’on veut faire plus tard, on sait au moins quelles sont ses matiĂšres prĂ©fĂ©rĂ©es ou celles dont on ne voudra plus entendre parler aprĂšs le bac. 
    • Quels sont mes passe-temps favoris ? Les activitĂ©s qui procurent du plaisir, que l’on fait uniquement par envie, sont Ă  explorer : le fait de prĂ©fĂ©rer les activitĂ©s manuelles ou les sports individuels peut par exemple ĂȘtre un indicateur prĂ©cieux. 
    • Quels sont les traits principaux de ma personnalité ? Il s’agit ici de situer dans les grandes dichotomies de personnalité : extraverti ou introverti ? tournĂ© vers le concret ou l’abstrait ? attachĂ© Ă  ses habitudes ou avide de changement ? attirĂ© par les rĂŽles de leader ou indĂ©pendant ? sensible au stress ou placide, etc. ?  
    • Qu’est-ce que j’attends de ma vie professionnelle ? MĂȘme sans avoir de mĂ©tier en tĂȘte, votre enfant espĂšre nĂ©cessairement certaines choses de sa future vie active : ĂȘtre utile, ne jamais cesser d’apprendre, exercer des responsabilitĂ©s, gagner beaucoup d’argent, prendre des risques, travailler Ă  son compte, voyager, aider les autres
 ? 
    • Quels sont les secteurs professionnels qui m’attirent et ceux que je n’envisagerais Ă  aucun prix ? Il existe des quantitĂ©s de mĂ©tiers, mais les secteurs professionnels ne sont finalement pas si nombreux. Ils sont prĂ©sentĂ©s dans tout site d’orientation, par exemple sur l’Onisep. En terminale, on dĂ©termine son secteur d’activitĂ© en se demandant donc principalement si on se projette ou non dans le commerce, la communication, les assurances, le droit, le bĂątiment, etc. 
    • Quel est mon rythme de travail ? Certaines filiĂšres (les Ă©tudes de mĂ©decine, les prĂ©pas
) exigent une trĂšs forte quantitĂ© de travail. Il convient donc de s’interroger sur ses propres capacitĂ©s et sur les « rĂ©serves » dont on pense disposer : est-il dĂ©jĂ  difficile d’affronter la quantitĂ© de travail requise en terminale ? quid de l’autonomie de travail nĂ©cessaire pour telle filiĂšre ? 

 

    • Quelle durĂ©e d’études puis-je envisager ? Si l’on souhaite du concret et entrer rapidement dans la vie active, mieux vaut commencer par une formation courte (BTS, bachelor, BUT). Il sera ensuite encore possible de prolonger son parcours. Les Ă©tudes universitaires pouvant aller jusqu’au doctorat attireront les Ă©lĂšves avides de connaissances et intĂ©ressĂ©s par la recherche. 
    • Quel est mon degrĂ© d’autonomie, de quel encadrement ai-je besoin ? Les BTS, les prĂ©pas et, dans une moindre mesure, les Ă©coles postbac et les BUT proposent un suivi rĂ©gulier de leurs Ă©tudiants. Les promotions rĂ©duites facilitent en outre la socialisation. L’universitĂ©, qui laisse beaucoup plus de libertĂ©, convient davantage aux Ă©lĂšves capables d’autodiscipline. 
    • Quels compromis puis-je faire ? Travailler beaucoup, quitte Ă  tirer un trait sur les sorties entre Ă©tudiants ? Partir dans une autre rĂ©gion, loin de la famille et des amis ? Il est important de rĂ©flĂ©chir Ă  l’impact de ses choix sur sa future qualitĂ© de vie. 

 

Explorer le champ des possibles 

Les moyens de se renseigner sur l’ensemble des formations accessibles aprùs la terminale sont nombreux : 

    • Internet regorge de sites consacrĂ©s Ă  l’orientation. Pour obtenir des informations prĂ©cises et fiables sur les filiĂšres et leurs procĂ©dures d’admission, mieux vaut consulter des sites publics ou reconnus. Par ailleurs, des vidĂ©os de mĂ©tiers permettent de dĂ©couvrir diffĂ©rents secteurs d’activitĂ© et de se projeter dans l’exercice d’une profession. 

 

    • Les interlocuteurs de l’orientation : conseillers au lycĂ©e, professeurs principaux, conseillers des CIO sont autant de personnes qui peuvent enrichir la rĂ©flexion en apportant principalement de l’information sur le monde du supĂ©rieur. 

 

    • De multiples salons et forums de l’orientation se tiennent partout en France Ă  partir du mois d’octobre. Les universitĂ©s, les IUT, les Ă©coles publiques et privĂ©es, etc. viennent y prĂ©senter leurs formations. S’y rendre permet de vĂ©rifier les informations trouvĂ©es sur Internet, de poser des questions et pourquoi pas d’élargir ses horizons. 

 

    • Les semaines de l’orientation, organisĂ©es dans chaque Ă©tablissement en novembre et en janvier-fĂ©vrier sont l’occasion d’échanger avec les Ă©quipes pĂ©dagogiques de l’établissement, de rencontrer des acteurs de l’enseignement supĂ©rieur pour mieux connaĂźtre les diffĂ©rentes filiĂšres de formation, ou encore de communiquer avec des acteurs du monde professionnel. 

 

    • La plateforme Parcoursup ouvre le 20 dĂ©cembre 2023 afin de permettre aux Ă©lĂšves de consulter l’offre de formation dans son ensemble et de prendre connaissance des contenus, attendus, dĂ©bouchĂ©s professionnels et critĂšres d’examen des dossiers des formations envisagĂ©es. 

 

    • Les journĂ©es portes ouvertes des Ă©tablissements supĂ©rieurs permettent d’explorer « sur le terrain » : c’est l’occasion de visiter des locaux, de rencontrer enseignants et Ă©tudiants pour savoir si l’on parvient Ă  se projeter dans une formation. 

 

    • Les journĂ©es d’immersion organisĂ©es dans la plupart des Ă©tablissements permettent enfin de profiter d’une expĂ©rience encore plus approfondie que les portes ouvertes : dĂ©couvrir les diffĂ©rents cursus proposĂ©s par l’établissement, assister Ă  des cours, prendre connaissance des services de l’établissement (insertion professionnelle, logement, activitĂ©s sportives, associations, etc.). 

 

 

Obtenir l’aide de professionnels de l’orientation 

Que faire si malgrĂ© les rĂ©flexions et les dĂ©marches entreprises, aucune idĂ©e concrĂšte de projet ne germait ? Pour Ă©viter de se retrouver acculĂ© et contraint de choisir une orientation par dĂ©faut, il est essentiel de se tourner suffisamment tĂŽt (durant le premier trimestre) vers une aide professionnelle et individualisĂ©e.  

Cet accompagnement, dĂ©passant largement le simple apport d’informations, est un vĂ©ritable coaching avec tests de personnalitĂ© et entretiens personnalisĂ©s, qui permet d’aboutir Ă  l’identification d’un projet motivant correspondant aux aspirations de l’élĂšve. Acadomia propose ainsi plusieurs solutions d’accompagnement encadrĂ©es par des professionnels de l’orientation, afin de rĂ©pondre aux diffĂ©rents besoins de chaque Ă©lĂšve. 

En conclusion 

Au premier trimestre de l’annĂ©e de terminale, il est encore temps de rĂ©flĂ©chir Ă  son projet et de choisir les formations dans lesquelles se porter candidat en janvier. Cette rĂ©flexion doit avant tout se focaliser sur l’élection d’un secteur professionnel : le choix d’un mĂ©tier s’affinera dans le supĂ©rieur par la dĂ©couverte des disciplines de spĂ©cialitĂ© et par les expĂ©riences en stages, puis dans le monde du travail grĂące aux opportunitĂ©s d’embauche. 

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