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Mes enfants ne s’entendent plus

Article publiĂ© le 01 octobre 2026 (mis Ă  jour le 01 octobre 2026) – par Marie Raichvarg
3 minutes

Résumé

Marie Raichvarg et Anne-Claire de Pracomtal expliquent dans cet épisode pourquoi la relation entre frères et sœurs se tend souvent à l'adolescence. Elles proposent des pistes pour apaiser le quotidien.

  • Comprendre les causes hormonales et le besoin de différenciation.
  • Repérer les déclencheurs : comparaisons et traitements différenciés.
  • Des stratégies concrètes : laisser gérer, confier des missions communes, organiser des moments partagés.
  • Quand solliciter un thérapeute familial ou une plateforme spécialisée.

Un message d'espoir : ces tensions sont souvent temporaires et des solutions existent pour restaurer la complicité.

Aller plus loin sur le sujet avec l’IA

Pourquoi les relations changent à l'adolescence

L'adolescence bouleverse l'équilibre familial : hormones, émotions intenses et réorganisation des attachements remettent en question les liens établis.

Changements physiologiques et émotionnels

Les transformations hormonales expliquent en grande partie l'imprévisibilité et l'irritabilité observées entre 12 et 15 ans, période souvent citée comme un pic de conflits.

Besoin de différenciation

Les adolescents cherchent à se distinguer : autonomie et opposition font partie du développement. Ainsi, la proximité imposée avec un frère ou une sœur peut devenir pesante.

Comparaisons et jalousies

Les parents peuvent, sans le vouloir, creuser des écarts : traitement différencié ou comparaisons alimentent la jalousie, comme dans l'exemple d'une fratrie où la protection d'une enfant cœliaque a fragilisé l'aînée.

Posture parentale : intervenir ou laisser faire ?

La manière de réagir des parents influence fortement la dynamique fratrie et peut soit apaiser soit envenimer les tensions.

Éviter de prendre parti trop vite

Ne pas s'immiscer immédiatement dans le conflit permet aux adolescents d'apprendre à gérer leurs différends. Proposer d'être disponible en cas de besoin est souvent suffisant.

Parler séparément pour responsabiliser

Des entretiens individuels montrent du respect et responsabilisent : aborder la situation en adulte aide à encourager l'effort et la coopération des jeunes.

Intervenir en cas de violence

Lorsque l'agressivité monte, il faut séparer physiquement les jeunes et attendre que les émotions retombent avant de résoudre le conflit pour éviter les décisions prises sous le coup de la colère.

Actions concrètes pour restaurer la complicité

Des gestes simples et des projets communs peuvent recréer des liens sans forcer une proximité qui serait ressentie comme étouffante.

Activités détournées et projets partagés

Confier une mission commune, comme organiser l'anniversaire d'un parent ou gérer le menu d'une soirée, incite à la coopération sans confronter directement les tensions.

Moments informels et rituels

Films, jeux ou balades offrent des occasions légères de partager sans pression ; inviter des amis ou inclure d'autres personnes peut aussi faciliter les interactions.

Repérer les signes d'alerte

Attention aux signes de souffrance : retrait, tristesse excessive ou perte de joie sont des indicateurs qu'une situation dépasse la simple chamaillerie et qu'il faut agir.

Le recours à un professionnel est ainsi utile quand le dialogue ne suffit plus et que l'un des enfants est en souffrance. Un thérapeute familial peut recevoir l'ensemble de la fratrie et permet de redistribuer la parole de façon neutre. Des plateformes comme "Armstrong" proposent aussi des programmes mêlant psychologie et coaching pour les adolescents.

Parents, ne vous découragez pas !

Garder espoir est essentiel : les conflits adolescents ne préjugent pas des relations futures et bien accompagnés, les frères et sœurs retrouvent souvent une bonne entente à l'âge adulte.

Le saviez-vous ?

Pour soutenir la réussite et le bien-être scolaire de vos collégiens et lycéens, pensez au soutien scolaire qui peut, grâce à l'intervention d'un tiers, favoriser un climat plus serein à la maison sur les sujets liés à la réussite scolaire.

Marie Raichvarg
Marie Raichvarg
Directrice développement institutionnel et relation corporate Acadomia