1. L’université : un tremplin pour des études longues et diversifiées
Voyons ici ses avantages et ses inconvénients.
Les atouts de la licence : un parcours progressif et une filière non sélective
La licence universitaire se prépare en 3 ans et débouche sur un diplôme de niveau bac +3. Elle permet de poursuivre en master (bac +5) puis en doctorat (bac +8).
Disponible dans plus de 45 mentions différentes, elle couvre tous les secteurs d’activité. Généraliste et théorique, elle est idéale pour les élèves qui veulent prendre le temps de réfléchir à leur spécialisation professionnelle.
La plupart des licences universitaires sont accessibles sans sélection. Lors de la procédure Parcoursup, il faut toujours choisir au moins une licence dans son académie de rattachement, car on y est prioritaire : ce vœu de sécurité évite tout risque de se retrouver sans proposition d’admission !
Les écueils de la licence : autonomie, assiduité et filières en tension
Attention toutefois : de nombreuses licences – notamment celles des filières médecine, droit, 05/06/2026, psychologie – sont dites « en tension ». Cela signifie que le nombre de candidats excède chaque année celui de places proposées. L’admission n’y est donc pas garantie.
Par ailleurs, pour envisager cette option, mieux vaut :
- Ne pas douter de ses capacités d’autonomie et d’autodiscipline concernant le travail personnel et l’assiduité aux cours.
- Être attiré par un enseignement essentiellement théorique ou abstrait.
- Être suffisamment à l’aise à l’écrit, savoir rédiger et organiser ses idées clairement.
- Avoir un but : même si l’université laisse l’occasion de mûrir son projet professionnel, il est indispensable d’y avoir suffisamment réfléchi avant de se lancer.
Les conseillers d’orientation Acadomia sont là pour vous
2. Les classes préparatoires : plus accessibles qu’on ne le croit
Année après année, les statistiques montrent que la prépa a la cote.
Pourquoi oser choisir une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) ?
La prépa est une formation en 2 ans qui prépare les élèves aux concours d’entrée des grandes écoles dans divers domaines comme l’ingénierie, le commerce, ou encore les sciences sociales. La sélection se fait sur dossier.
La prépa est perçue, à tort, comme une voie terriblement exigeante et réservée aux meilleurs. Si un bon niveau scolaire est nécessaire, la réussite en prépa repose surtout sur des qualités comme l’organisation, la persévérance et la capacité à apprendre rapidement.
Ce choix exige bien quelques sacrifices, mais permet d’acquérir des compétences et des habitudes de travail très précieuses, et bien sûr d’intégrer les écoles les plus prestigieuses de France.
Pour envisager une classe préparatoire, mieux vaut tout de même :
- Être motivé et capable de gérer une grande charge de travail.
- Apprécier un encadrement fort, les enseignants étant très impliqués dans le suivi de leurs élèves.
- Avoir un projet d’études ou professionnel qui permette de donner du sens aux efforts consentis.
Les prépas scientifiques
Les prépas scientifiques préparent aux concours des écoles d’ingénieurs (Centrale-supélec, Mines, etc.), des écoles normales supérieures et des écoles nationales agronomiques ou vétérinaires.
Il existe 5 voies différentes pour les bacheliers généraux, à choisir selon ses matières de prédilection ou son projet :
- MPSI, la plus « matheuse » et la plus demandée.
- PCSI, plus tournée vers l’expérimentation scientifique.
- PTSI, qui met les sciences de l’ingénieur à l’honneur.
- BCPST, pour viser les concours des écoles vétérinaires et d’agronomie.
- MP2I, pour les élèves intéressés par le domaine de l’informatique.
Certaines de ces classes préparatoires scientifiques sont réservées aux bacheliers technologiques :
- TB (technologie et biologie) après une STL ou STAV.
- TPC (technologie, physique et chimie) après un bac STL.
- TSI (technologie et sciences industrielles) après un bac STI2D ou STL.
Les prépas économiques et commerciales
Les prépas économiques et commerciales préparent aux concours des grandes écoles de commerce et de management.
Elles se déclinent en 2 voies :
- Accessible après une terminale générale, elle exige de bons résultats en maths, lettres, langues, philosophie et histoire-géo.
- Réservée aux élèves de STMG, elle requiert un bon niveau général et un intérêt pour les mathématiques, les lettres et les langues.
Deux autres prépas – D1 Droit et D2 Économie-Gestion – plus confidentielles, préparent aux concours des écoles normales supérieures de Rennes et de Paris-Saclay en mêlant cours au lycée et licence à l’université.
Les prépas littéraires
Accessibles après un bac général, les prépas littéraires préparent notamment aux concours des écoles normales supérieures. Il existe deux voies principales :
- La prépa « lettres », dite A/L, pour les élèves ayant un très bon niveau en lettres. Elle donne aussi accès à de nombreuses écoles de management, à plusieurs IEP de province, aux écoles de communication ou de journalisme.
- La prépa « lettres et sciences sociales », dite B/L, pour les élèves aimant à la fois les mathématiques et les lettres. Pluridisciplinaire, elle permet également d’accéder à des écoles d’économie statistique et plus généralement de sciences sociales.
Bon à savoir : Acadomia propose aussi un accompagnement pour les élèves de CPGE via des cours particuliers.
3. Les écoles post-bac : le choix de la spécialisation
Choisir une école post-bac soulève de très nombreuses questions qu’il vaut mieux bien se poser en amont.
Pourquoi choisir une école spécialisée ?
Les écoles spécialisées, accessibles directement après le bac, mènent généralement à des diplômes de niveau bac +3 à bac +5 dans des domaines extrêmement variés. Elles recrutent leurs étudiants sur dossier et/ou concours. Toutes ne sont pas présentes sur Parcoursup.
Pour envisager ce type de parcours, mieux vaut :
- Être déjà suffisamment sûr de son projet professionnel.
- Préférer un enseignement plus concret, directement lié aux réalités du secteur professionnel visé.
- Bien se renseigner sur l’école (modalités de recrutement, contenu et coût de la formation dans l’établissement ciblé, valeur et reconnaissance du diplôme et insertion des diplômés).
- Pouvoir concilier les éventuelles épreuves d’admission en école et sa scolarité au lycée.
Les principales catégories d’écoles post-bac
Les écoles spécialisées sont des établissements publics ou privés qui proposent des formations professionnalisantes en 2 à 5 ans.
- Les écoles d’ingénieurs. Deux premières années théoriques dites de « prépa intégrée » précèdent l’entrée en cycle ingénieur. Elles recrutent le plus souvent via des concours communs (Puissance Alpha, Avenir, Advance, Geipi Polytech…)
- Les écoles de commerce et de management postbac, pour une formation de type bac +3 (Bachelor), bac +4 (BBA) ou bac +5 (Programme Grande École). De nombreuses écoles de commerce recrutent par le biais de concours communs (Accès, Sésame, Pass, Ecricome Bachelor…)
- Les instituts d’études politiques (IEP). Sciences Po Paris et les IEP de région proposent une formation pluridisciplinaire, avec spécialisation progressive tout au long du cursus, fondée sur l’enseignement des sciences politiques, de l’histoire, du droit, des langues vivantes, de l’économie et des relations internationales. Il existe 5 concours distincts, très sélectifs, pour y accéder : le concours Sciences Po Paris, le concours commun « Réseau ScPo » et ceux des IEP de Bordeaux, Grenoble et Fontainebleau.
- Les écoles du secteur social ou du paramédical délivrent un diplôme d’État ou un certificat de capacité. La sélection sur dossier pour intégrer les écoles de formation est souvent sévère.
4. Les formations courtes : BTS et BUT
Voilà des formations concrètes, durant 2 à 3 années, pour une insertion professionnelle rapide et une poursuite d’études possible via de nombreuse passerelles.
Les avantages du BTS et du BUT : encadrement et insertion professionnelle rapide
Ces formations s’adressent à ceux/celles qui ne sont pas sûrs de vouloir se lancer dans des études longues ou qui souhaitent entrer rapidement dans le monde du travail. Elles conviennent aussi aux élèves qui ont besoin d’une scolarité plus encadrée (enseignants très présents, méthode de travail) et en plus petit effectif qu’à la faculté.
Très pratiques (par le biais de l’alternance ou de stages en entreprise), elles offrent une bonne insertion professionnelle tout en permettant la poursuite d’études. L’admission est sélective et se fait sur dossier via Parcoursup.
Les différences entre BTS et BUT : durée, spécialisation et perspectives
Le brevet de technicien supérieur (BTS) se prépare en 2 ans au sein d’un lycée, public ou privé, ou d’une école spécialisée. Contrairement au BUT, dont le diplôme est délivré sur la base du contrôle continu, les étudiants en BTS passent un examen national à l’issue de leur formation.
Il existe plus de 110 spécialités de BTS, réparties dans tous les domaines professionnels. Plus spécialisé que le BUT, le BTS vise avant tout l’insertion professionnelle directe. La poursuite d’études concerne principalement la licence professionnelle.
Le bachelor universitaire de technologie (BUT), quant à lui, se prépare en 3 ans dans un institut universitaire de technologie et confère le grade de licence.
Le BUT se décline en de nombreuses spécialités scientifiques ou du secteur tertiaire, qui permettent d’acquérir des compétences dans un domaine professionnel plus large que le BTS. Les possibilités de poursuite d’études concernent les masters professionnels des universités mais aussi des grandes écoles, en France ou à l’international, grâce aux admissions parallèles.
Courtes ou longues, théoriques ou professionnalisantes, sélectives ou pas… La diversité des filières disponibles permet à chaque élève de trouver celle qui correspond à son profil et à ses aspirations, mais aussi de varier ses vœux au moment de Parcoursup !