Orientation : 10 idées pour lui en parler (sans se faire recaler)
Soyons honnĂŞtes : quand on a 15 ou 16 ans, rĂ©flĂ©chir Ă son avenir professionnel relève souvent de la science-fiction. Et dire Ă son ado « parlons un peu de ton projet d’orientation » n’est pas ce qu’on peut appeler une accroche gagnante. La solution : aborder le sujet sans en faire tout un plat, le glisser mine de rien dans la vie de tous les jours. Voici des propositions Ă piocher selon votre personnalitĂ© – et la sienne !
1. Poser une question ouverte au bon moment
Glissez une petite question, l’air de rien, quand une situation du quotidien vous tend la perche. Par exemple :
– « Je n’aurais jamais pu ĂŞtre [instit, comptable, mĂ©decin… Ă vous de voir !]. Et toi, il y a un mĂ©tier que tu serais sĂ»r de ne jamais vouloir faire ? »
– « Tu te verrais bosser dehors, toi ? », en croisant quelqu’un qui travaille en plein air (chantier, parc, etc.)
– « Ta cousine en est Ă sa cinquième annĂ©e d’Ă©tudes. Tu te vois faire des Ă©tudes aussi longues, toi ? »
L’idĂ©e :manifester une curiositĂ© sincère qui peut dĂ©clencher une vraie rĂ©flexion… ou au moins une discussion.
2. Rebondir sur ce qu’il ou elle regarde en ligne
Votre ado suit des crĂ©ateurs de contenu sur les rĂ©seaux sociaux ? Mettez son temps d’Ă©cran Ă profit ! Par exemple :
– Pour l’amener Ă rĂ©flĂ©chir aux compĂ©tences mobilisĂ©es : « C’est quoi, Ă ton avis, la partie la plus dure dans ce qu’il ou elle fait ? »
– Pour faire Ă©merger la rĂ©alitĂ© souvent plus complexe des mĂ©tiers du web : « Tu penses qu’il ou elle bosse seul(e) ou qu’il ou elle a une Ă©quipe derrière ? »
L’idĂ©e : dès que quelque chose l’accroche, se dire que c’est l’occasion de creuser un peu.
3. Faire un « Top 3 / Flop 3 »
Une remarque sur un cours, une situation vĂ©cue en classe ou dans un groupe ? C’est l’occasion de lancer ce petit jeu rapide.
– « Si tu devais garder/supprimer trois matières au lycée, ce serait lesquelles ? »
– « Cite trois qualitĂ©s que tu admires vraiment chez quelqu’un ? Et trois dĂ©fauts qui te rebutent tout de suite ? »
L’idĂ©e : faire Ă©merger ses prĂ©fĂ©rences, ses qualitĂ©s, ses points de vigilance… Ă sa façon. Et en creux, l’aider Ă mieux se connaĂ®tre sans le coller dans une case.
DĂ©lĂ©guez cette tâche aux pros d’Acadomia
4. Imaginer ce qu’il ou elle ferait avec une baguette magique
Proposez-lui un petit jeu d’imagination, sans enjeu : « Si tu pouvais te rĂ©veiller demain dans le job de ton choix, sans te soucier des Ă©tudes Ă faire, ce serait quoi ? MĂŞme un mĂ©tier improbable, tout ce que tu veux ! »
L’idĂ©e : libĂ©rer la parole, sans pression scolaire ni rĂ©alisme forcĂ©. Et ça peut rĂ©vĂ©ler des envies profondes… ou dĂ©clencher des discussions inattendues.
5. Regarder une vidéo sur un métier
Une vidĂ©o courte sur un mĂ©tier, ça se case facilement dans la journĂ©e (surtout pendant les vacances). En lien avec une formation envisagĂ©e ou simplement pour Ă©veiller la curiositĂ©, on en trouve plein sur l’ONISEP, Horizons21, ou YouTube.
L’idĂ©e : associer une matière abstraite Ă une rĂ©alitĂ© concrète. Quand on voit ce que ça peut donner « en vrai », le lien se fait plus naturellement.
6. Faire une mini-interview d’un proche
Proposez-lui de poser quelques questions Ă quelqu’un de votre entourage sur son mĂ©tier. Pas un grand entretien : juste deux ou trois questions, sur, par exemple :
- Ce qu’il ou elle aime dans son quotidien professionnel.
- Ce qui est le plus intéressant à ses yeux.
- Ce Ă quoi il ou elle ne s’attendait pas dans son travail.
L’idĂ©e : passer par un Ă©change humain, vivant, loin des discours standards. Et montrer que les mĂ©tiers, ça se dĂ©couvre aussi par la conversation.
7. DĂ©couvrir un univers plutĂ´t qu’un mĂ©tier
Pas besoin d’aller visiter une entreprise pour ouvrir une porte sur le monde professionnel. Un salon, un festival, une expo, un atelier ouvert au public, un Ă©vĂ©nement local… peuvent lui faire dĂ©couvrir des univers aussi divers que les jeux vidĂ©o, le sport, les mĂ©dias, la santĂ©, le design, l’environnement, les mĂ©tiers d’art, etc.
L’idĂ©e : Ă©veiller sa curiositĂ©, lui faire ressentir ce qui l’attire, l’intrigue, le ou la fait rĂ©agir.
8. Lui demander son avis
Parlez-lui d’une situation que vous vivez au boulot, juste pour lui demander un avis, une idĂ©e, un point de vue.
À tester, selon ce que vous vivez, en fonction de votre rôle et de vos responsabilités :
- Gérer un conflit avec un collègue qui ne fait pas sa part du travail.
- Devoir organiser un événement au travail sans avoir beaucoup de temps.
- Travailler sur un projet qu’on trouve un peu inutile, mais qu’il faut quand mĂŞme finir.
- Répondre à un client désagréable sans perdre patience.
- Devoir faire une prĂ©sentation Ă l’oral ou un entretien de motivation devant des gens plus expĂ©rimentĂ©s.
L’idĂ©e : lui montrer que les adultes aussi tâtonnent, hĂ©sitent, font des choix. Et l’inviter Ă rĂ©flĂ©chir, donner son avis, sans qu’il ou elle se sente Ă©valuĂ©(e).
9. Mettre en valeur ses projets personnels
Il ou elle passe du temps Ă bricoler, poster, coder, dessiner… ? Ce sont dĂ©jĂ des dĂ©marches personnelles pleines d’enseignements (mĂŞme si cela n’est pas mentionnĂ© dans son dossier scolaire pour son orientation). Ă€ vous de l’aider Ă mettre des mots lĂ -dessus.
Quelques questions à glisser dans ce sens :
- « Qu’est-ce qui te plaĂ®t le plus quand tu fais ça ? » ; « C’est quoi la partie que tu trouves la plus facile ? Et celle oĂą tu as plus de mal ? »
- « Tu as appris ça tout seul ou tu as suivi des tutos ?«Â
- « Tu te rends compte que tu as bossé super longtemps dessus sans décrocher ? »
- « Pour faire ça, faut quand mĂŞme ĂŞtre patient / crĂ©atif/ prĂ©cis… tu t’en rends compte ? »
L’idĂ©e : Montrer que ce qu’il ou elle fait a de la valeur, et peut ĂŞtre utile pour la suite – mĂŞme si ce n’est pas « scolaire » au sens strict du terme.
10. Organiser un « jeu des métiers »
Ici, il faut un peu d’anticipation et de mise en place, mais l’ambiance fera le reste ! Chacun pioche ou choisit un mĂ©tier (dans une boĂ®te, via une appli d’orientation, sur le site de l’Onisep ou un simple post-it). Puis chacun doit :
- Expliquer ce qu’il en sait (mĂŞme s’il ne connaĂ®t rien).
- Deviner à quoi ressemble une journée type.
- Dire s’il se verrait faire ce travail (et pourquoi).
L’idĂ©e : dĂ©clencher des discussions sur les reprĂ©sentations, les envies, les valeurs, sans pression personnelle. Avec un petit goĂ»t de jeu et de dĂ©fi.
En conclusion
Pas besoin d’en faire des tonnes ! Une remarque bien placĂ©e, une question au bon moment ou une sortie improvisĂ©e peuvent suffire Ă lancer la rĂ©flexion, Ă ouvrir des pistes en lien avec l’orientation ou le monde du travail. Et surtout cela peut aider votre ado Ă voir que l’orientation n’est pas un sujet abstrait et angoissant, mais un mĂ©lange d’essais, d’envies, et d’imprĂ©vus.
Ă€ retenir
Parler orientation avec un ado demande subtilité. Voici quelques pistes de travail concoctées par les experts Acadomia.
- Proposer des questions ouvertes : glisser le sujet dans la vie quotidienne.
- Réaliser des petits jeux et des simulations : Top 3/flop 3, baguette magique, jeu des métiers.
- Faire des découvertes concrètes : vidéos, interviews, événements, projets personnels.
Ces approches Ă©veillent curiositĂ©, rĂ©flexions et prĂ©fĂ©rences sans pression ni jugement et s’intègrent facilement Ă un parcours d’orientation.
Les réponses à vos questions
Pour parler d’orientation scolaire, plusieurs interlocuteurs sont Ă votre disposition. Au sein de l’Ă©tablissement, le professeur principal et le psychologue de l’Éducation nationale (ex-conseiller d’orientation) sont les rĂ©fĂ©rents majeurs. Ă€ l’extĂ©rieur, les Centres d’information et d’orientation (CIO) ou les missions locales offrent des ressources prĂ©cieuses.
Acadomia propose Ă©galement un accompagnement sur mesure pour construire un projet d’orientation solide. Nos conseillers experts rĂ©alisent des bilans complets incluant des tests de personnalitĂ© et des entretiens individuels. Cette dĂ©marche permet d’explorer des mĂ©tiers et de choisir la formation adaptĂ©e, qu’il s’agisse d’une voie gĂ©nĂ©rale ou professionnelle, tout en optimisant le dossier scolaire pour le supĂ©rieur.
Oui, les conseillers d’orientation Acadomia sont accessibles en ligne, depuis n’importe quel point du territoire français. Que vous soyez en zone rurale ou en grande ville, la distance ne constitue ainsi pas un frein pour bĂ©nĂ©ficier d’un suivi de qualitĂ©, surtout si votre enfant n’a, a priori, pas d’idĂ©e d’orientation.
Les sĂ©ances se dĂ©roulent en visioconfĂ©rence, Ă un horaire choisi selon les disponibilitĂ©s de l’Ă©lève et des parents. Ce format flexible s’adapte aussi bien aux emplois du temps chargĂ©s des lycĂ©ens qu’Ă ceux des collĂ©giens engagĂ©s dans leur parcours d’orientation.
Un premier Ă©change peut ĂŞtre organisĂ© rapidement pour faire le point sur la situation actuelle : les matières apprĂ©ciĂ©es, les choix d’orientation envisagĂ©s, les Ă©ventuels blocages, l’après Parcoursup, etc. L’objectif est d’avancer concrètement, sans attendre le prochain salon d’orientation ou un rendez-vous en Ă©tablissement.
Au collège, le dialogue sur l’orientation doit rester ouvert et porter sur la dĂ©couverte des mĂ©tiers et des centres d’intĂ©rĂŞt. La classe de troisième marque le premier palier dĂ©cisif avec le choix entre les voies gĂ©nĂ©rale, technologique et professionnelle.
Au lycĂ©e, la discussion devient plus concrète dès la seconde pour le choix des spĂ©cialitĂ©s ou de la sĂ©rie, puis s’intensifie en première et terminale avec le dossier Parcoursup. L’idĂ©al est de multiplier les Ă©changes courts et rĂ©guliers plutĂ´t que d’attendre l’urgence des calendriers officiels, afin de rĂ©duire le stress et de favoriser une dĂ©marche sereine.