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Comment aider votre enfant à aimer les maths

Article publié le 22 janvier 2020 (mis à jour le 09 février 2024) - 0 commentaires
5 minutes
Votre enfant ne veut plus entendre parler des tables de multiplication, le mot « équation » le hérisse, la géométrie est sa plus chère ennemie ? Avant de le déclarer définitivement perdu pour la médaille Fields, vous pouvez sans doute l’aider à se réconcilier (au moins un peu) avec les mathématiques….
Laëtitia Leroy

Laëtitia Leroy

Responsable du service pédagogie Acadomia
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Ne négligez pas l’initiation par le jeu

Les parents sont très souvent soucieux de donner à leurs enfants, et ce dès leur plus jeune âge, l’amour des livres : ils savent en effet que les amener à prendre goût à la lecture en facilite l’apprentissage.

Ainsi, on les met en contact le plus tôt possible avec la littérature jeunesse, on les emmène à la bibliothèque, on leur lit des histoires…

Les mathématiques ne suscitent pas, elles, un tel enthousiasme. Il est pourtant important d’éveiller l’enfant au plaisir de la numération et du calcul, et ce dès la maternelle : donner des chiffres à colorier, apprendre à compter les bonbons, à les partager équitablement entre les membres de la famille, proposer des jeux de « pavages » (puzzles rudimentaires), etc.

Autant d’activités très simples qui permettent d’amorcer chez les jeunes enfants les bases du raisonnement mathématique et aussi d’en faire, dès le départ, un exercice à la fois familier et agréable.

Pourquoi ne pas joindre tout simplement le plaisir de la lecture aux mathématiques ?

De nombreux albums de jeunesse initient les tout petits au monde des chiffres et des formes. On peut citer par exemple Combien de doigts ? de Carla Dijs, L’Authomath de Grébille ou encore Monsieur Toutécarré de Jérôme Rullier.

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Cherchez la cause

Lorsqu’on demande à quelqu’un, qui a eu à souffrir ou souffre encore de sa relation aux mathématiques, les causes de ce désamour, la réponse est lapidaire : il n’a « jamais aimé ça », n’y a de toute façon « jamais rien compris » parce qu’il n’avait décidément pas « la bosse des maths ».

Le plus souvent pourtant, au moins jusqu’au collège, le divorce n’est pas encore consommé. Mais force est de constater que de nombreux élèves, à un moment donné, peinent à suivre, à apprendre des notions nouvelles et, peu à peu, perdent pied.

Pourtant, bien d’autres facteurs peuvent expliquer les difficultés rencontrées : il suffit par exemple que la relation à l’enseignant ne soit pas bonne, qu’il s’agisse d’incompréhension ou de crainte, et la confiance en soi s’émousse, l’élève n’essaie plus de trouver les solutions et se met en retrait.

Demandez-vous également si les difficultés survenues ne sont pas d’origine langagière : la compréhension écrite ou orale des consignes est importante pour réussir en mathématiques. Quelle que soit la cause identifiée, il s’agit alors de changer de cadre, pour éviter à votre enfant de s’enfermer dans ses problèmes.

Faites-lui faire des maths avec quelqu’un d’autre que son enseignant, et pourquoi pas avec des enfants, plus jeunes ou plus vieux que lui, qui pourront expliquer ou se faire expliquer avec d’autres mots.

Les mathématiques et vous

Interrogez-vous par ailleurs sur votre propre relation à cette matière réputée exigeante.

Comme nous l’avons vu, pour que votre enfant aime durablement les mathématiques, il faut prendre garde à ménager un environnement favorable.

Jeunes, les enfants s’identifient spontanément aux paroles et aux comportements de leurs parents. Ainsi, répéter à longueur de temps à quel point, à son âge, vous détestiez les maths ne disposera pas favorablement votre enfant envers elles.

Attention également à l’excès inverse : vanter vos excellents résultats en algèbre ou en géométrie – ou pire, ceux d’un aîné – pourra l’amener à redouter de ne pas « être à la hauteur » ou, s’il est en pleine crise d’adolescence, à doucher votre trop grand enthousiasme par une résistance obstinée. N’en faites pas trop donc, ni dans un sens ni dans l’autre.

Cependant, souvenez-vous que les élèves qui disent vouer une passion aux mathématiques ont des parents… qui aiment les maths ! 

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Les mathématiques, pour quoi faire ?

Les mathématiques passent souvent pour une matière figée, immobile : les théorèmes enseignés remontent à l’Antiquité, et on ne parle pas de mathématiques « anciennes » ou « modernes » comme on peut le faire avec la littérature ou l’histoire.

L’abstraction mathématique se situe hors du temps, et c’est justement cette abstraction qui est vécue par beaucoup d’élèves comme une frustration : privés de liens avec le concret, ils perdent un repère fondamental.

Des maths à tous les repas

Les mathématiques sont omniprésentes dans notre vie quotidienne et font preuve d’innovations dans les domaines de la météo, de la médecine, de l’informatique, de l’architecture…

Vous pouvez aider votre enfant à lier les mathématiques à d’autres domaines de connaissance, moins abstraits : l’activité mathématique se retrouve dans les civilisations les plus anciennes, dans lesquelles il fallait mesurer un champ, calculer pour les échanges… Dans le monde des arts, les tableaux de Mondrian, de Kandinsky permettent de « voir » la beauté mathématique, d’appréhender autrement la géométrie, tout comme la pratique de l’origami.

Faire des maths… un jeu d’enfant

Finalement, pour qu’un enfant adhère à une activité, il faut tout simplement qu’il y prenne du plaisir que cela devienne pour lui une sorte de jeu.

Et de fait, on constate que plus les élèves ont plaisir à faire des mathématiques, moins ils s’interrogent sur leur côté utilitaire.  

Si pour les tout–petits le jeu est une très bonne approche du monde mathématique, cela reste vrai pour des collégiens ou des lycéens.

De nombreux jeux qui leur sont accessibles utilisent en effet le raisonnement déductif et la logique : le Master Mind, les grilles de Sudoku, les jeux de cartes reposant sur une stratégie (tarot, poker) ou encore les jeux vidéo « d’entraînement cérébral ».

Jouer, se tromper, recommencer aide l’enfant à comprendre qu’il peut progresser en s’entraînant régulièrement. Renouer avec les mathématiques, c’est finalement reprendre confiance en son agilité intellectuelle, en sa capacité à raisonner, à comprendre et donc à penser… pas seulement en mathématiques !

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Foire aux questions

Les réponses à vos questions…

L’initiation précoce aux mathématiques peut se faire de manière ludique. Proposez des activités simples comme colorier des chiffres, apprendre à compter avec des objets du quotidien (comme des bonbons), et jouer avec des puzzles simples. Ces activités l’aideront à acquérir les bases du raisonnement mathématique de manière amusante et familière.

Cherchez d’abord à comprendre la cause de ces difficultés. Cela peut être dû à une mauvaise relation avec l’enseignant, à des problèmes de compréhension des consignes, ou simplement à un manque de confiance. Une fois la cause identifiée, envisagez de changer le cadre d’apprentissage en faisant intervenir d’autres personnes pour aider votre enfant.

Absolument. Les enfants s’identifient souvent à l’attitude de leurs parents. Ainsi, partager vos expériences négatives ou trop vanter vos compétences en mathématiques peut influencer positivement comme négativement leur perception de cette matière. Il est important de savoir doser ses propos et de rester mesuré en gardant l’aspect positif de la discipline.

Il est bénéfique de relier les mathématiques à des applications concrètes dans la vie de tous les jours et dans d’autres domaines de connaissance. Montrez-lui comment les mathématiques sont utilisées dans des domaines comme la médecine, l’informatique, mais aussi dans les arts ou dans des activités telles que l’origami, ou enfiler des perles en algorithmes de couleurs. Tout cela contribue à l’aider à apprécier l’utilité (et la beauté) des mathématiques.