Combien de spécialités doit-on conserver en terminale ?
Après le choix de seconde entre voie générale ou technologique (et les autres choix associés), les lycéens de la voie générale doivent conserver en terminale deux spécialités parmi les trois suivies en première.
Concrètement, le volume horaire passe de 4 heures par semaine pour chaque spécialité en première à 6 heures par semaine pour chacune des deux spécialités conservées. Cet engagement hebdomadaire conséquent pèse lourd : chaque spécialité est évaluée au bac avec un coefficient 16, soit un tiers de la note finale au total.
La spécialité abandonnée, elle, reste prise en compte en contrôle continu avec un coefficient 8, à partir des notes obtenues en première.
Quand faut-il faire son choix ?
Des vœux provisoires des enseignements de spécialité conservés sont généralement demandés avant le conseil de classe du 2e trimestre (hors organisation par semestres). Mais les vœux définitifs ne sont retenus que lors du conseil de classe de fin d’année.
Bon à savoir :
- Le conseil de classe ne peut pas s’opposer au choix de l’élève (par exemple, au motif de résultats insuffisants).
- Les notes obtenues dans la spécialité abandonnée en fin de première sont comptées pour le contrôle continu au bac (coefficient 8).
Sur quels critères faire son choix ?
Le choix est limité : il s’agit uniquement de sélectionner, parmi les 3 spécialités suivies en première générale, les 2 que l’on souhaite conserver en terminale ou, par défaut, celle que l’on préfère abandonner. Voici ce qu’il vous faut prendre en compte.
Les résultats scolaires
À ce sujet, il y a deux choses à avoir en tête :
- Les épreuves de spécialité comptent beaucoup pour le bac, chacune ayant un coefficient de 16.
- En classe de terminale, les notes des deux premiers trimestres (ou du premier semestre) figurent dans le dossier Parcoursup. Les notes de tous les trimestres ou semestres de première entrent en ligne de compte aussi.
Si possible, mieux vaut donc laisser tomber l’enseignement de spécialité dans lequel on a le plus de difficultés (ou alors, suivre assidûment du soutien scolaire dans la matière faisant défaut), afin de se réserver ceux où l’on a le plus de chances de réussite.
Le projet post-bac
Le choix des spécialités doit bien sûr être arrêté en fonction de la poursuite d’études envisagée, en particulier pour les filières sélectives. Sur Parcoursup, chaque formation détaille les compétences et les enseignements attendus : c’est un bon point d’appui pour trancher.
Focus : le simulateur de spécialités sur Parcoursup
La plateforme propose également un outil de simulation très éclairant : en saisissant sa moyenne générale et son binôme de spécialités, on obtient un indicateur de probabilité d’admission (allant de « rarement » à « très régulièrement » admis). C’est parfait pour voir ce que le duo de spécialités envisagé en terminale ouvre (ou ferme) comme possibilités après le bac !
Les goûts personnels
Chaque spécialité représente 6 heures de cours par semaine toute l’année de terminale, sans compter le travail personnel. Autant dire que passer autant d’heures sur une matière qu’on n’aime pas trop peut vite lasser… Mieux vaut alors miser sur une spécialité qui donne (vraiment) envie !
Vous hésitez dans les spé à garder au lycée ?
Quel duo de spécialités choisir selon son projet ?
Attention : si plusieurs combinaisons sont toujours possibles pour une formation sélective, une spécialité spécifique peut être vivement recommandée, voire obligatoire !
Par exemple, si le projet d’orientation concerne :
- Une prépa scientifique MPSI, MP2I, ou une école d’ingénieurs post-bac (notamment via les concours Advance, Avenir, Geipi-Polytech, Puissance Alpha) : la spécialité maths est obligatoire, accompagnée d’une autre spécialité scientifique.
- Une prépa scientifique PCSI ou PTSI : la spécialité physique-chimie est obligatoire, associée à une autre spécialité scientifique (mathématiques ou sciences de l’ingénieur).
- Une prépa économique et commerciale, une école de commerce post-bac ou une CPGE lettres et sciences sociales : un enseignement en mathématiques (spécialité ou option mathématiques complémentaires/expertes) est plus que recommandé.
- Le parcours spécifique santé PASS : la spécialité physique-chimie est fortement conseillée.
- Des études en droit, en sciences humaines ou en lettres : il est préférable de conserver des spécialités comme SES, HGGSP, HLP, voire mathématiques selon le projet.
- Les métiers du numérique, de l’informatique ou de l’intelligence artificielle : la spécialité NSI (Numérique et Sciences Informatiques) est un vrai atout, mais elle peut être couplée à maths et/ou physique-chimie selon les études supérieures envisagées.
Quelles options existent au lycée pour compléter ses spécialités en Terminale ?
Outre les options classiques déjà possibles en seconde et en première (troisième langue vivante, langue ancienne, arts, etc.), trois options sont accessibles uniquement en terminale :
- Mathématiques complémentaires (3h/semaine) : à envisager si on souhaite abandonner la spécialité maths mais qu’on vise une filière où les mathématiques sont assez présentes (économie, gestion, sciences sociales, santé, STAPS…)
- Mathématiques expertes (3h/semaine) : à envisager si on souhaite conserver la spécialité maths et augmenter son niveau pour viser une prépa scientifique, une école d’ingénieurs et certaines formations en économie ou en informatique.
- Droit et grands enjeux du monde contemporain (3h/semaine) : pour découvrir le droit et ses implications dans la société, à travers l’étude de grandes questions juridiques et sociétales. À envisager si on vise des études en droit, sciences politiques, journalisme ou tout domaine où la culture juridique est un plus.
Bon à savoir : un élève peut suivre deux options maximum.
Comment choisir quand on ne sait pas encore quoi faire après le bac ?
Dans ce cas – pas rare du tout –, voilà 4 pistes pour prendre quand même une décision.
1. Garder un maximum d’options ouvertes
Cela revient à privilégier un duo de spécialités qui permette d’accéder à un large choix de formations après le bac. Certaines combinaisons sont plus polyvalentes que d’autres :
- Maths + physique-chimie pour garder un accès aux études scientifiques et d’ingénierie.
- Maths + SES pour l’économie, la gestion, le commerce ou les sciences sociales.
- HGGSP + SES pour le droit, les sciences politiques, la communication.
- HLP + HGGSP pour les lettres, le journalisme ou les sciences humaines.
2. Continuer à explorer les formations et les métiers
Cela peut passer par diverses interfaces et certains moments.
- Horizon21 : pour tester différentes combinaisons de spécialités et voir les débouchés possibles.
- Le site de l’ONISEP, référence en matière d’orientation.
- La plateforme Parcoursup : pour découvrir l’ensemble des formations proposées après le bac.
- Les journées portes ouvertes des établissements du supérieur : pour discuter avec des étudiants et enseignants sur les parcours possibles.
- Les rencontres avec des professionnels : pour en savoir plus sur un secteur ou un métier.
3. Demander conseil
On n’est pas obligé de réfléchir seul dans son coin. Les échanges avec les enseignants ou le psychologue-conseiller d’orientation permettent souvent d’y voir plus clair sur ses forces et ses préférences.
Un bilan d’orientation individuel, accompagné par un professionnel, comme ceux proposés par Acadomia, aide à structurer ses idées et à former un projet cohérent.
4. Accepter que le projet évolue
Changer d’avis, ça arrive. Et c’est normal. Choisir ses spécialités pour la terminale, ce n’est pas graver un projet, et même toute une vie, dans le marbre. Beaucoup d’élèves affinent leurs envies en terminale, en découvrant vraiment ce que chaque spécialité implique.
Et même si le projet change ensuite, certaines formations, notamment à l’université, proposent des premières années pluridisciplinaires. Des passerelles existent aussi après le bac pour ajuster son parcours.