1. Poser une question ouverte au bon moment
Glissez une petite question, l’air de rien, quand une situation du quotidien vous tend la perche. Par exemple :
â « Je n’aurais jamais pu ĂȘtre [instit, comptable, mĂ©decin⊠à vous de voir !]. Et toi, il y a un mĂ©tier que tu serais sĂ»r de ne jamais vouloir faire ? »
â « Tu te verrais bosser dehors, toi ? », en croisant quelqu’un qui travaille en plein air (chantier, parc, etc.)
â « Ta cousine en est Ă sa cinquiĂšme annĂ©e d’Ă©tudes. Tu te vois faire des Ă©tudes aussi longues, toi ? »
L’idĂ©e :manifester une curiositĂ© sincĂšre qui peut dĂ©clencher une vraie rĂ©flexion⊠ou au moins une discussion.
2. Rebondir sur ce qu’il ou elle regarde en ligne
Votre ado suit des crĂ©ateurs de contenu sur les rĂ©seaux sociaux ? Mettez son temps d’Ă©cran Ă profit ! Par exemple :
â Pour l’amener Ă rĂ©flĂ©chir aux compĂ©tences mobilisĂ©es : « C’est quoi, Ă ton avis, la partie la plus dure dans ce qu’il ou elle fait ? »
â Pour faire Ă©merger la rĂ©alitĂ© souvent plus complexe des mĂ©tiers du web : « Tu penses qu’il ou elle bosse seul(e) ou qu’il ou elle a une Ă©quipe derriĂšre ? »
L’idĂ©e : dĂšs que quelque chose l’accroche, se dire que c’est l’occasion de creuser un peu.
3. Faire un « Top 3 / Flop 3 »
Une remarque sur un cours, une situation vĂ©cue en classe ou dans un groupe ? C’est l’occasion de lancer ce petit jeu rapide.
â « Si tu devais garder/supprimer trois matiĂšres au lycĂ©e, ce serait lesquelles ? »
â « Cite trois qualitĂ©s que tu admires vraiment chez quelqu’un ? Et trois dĂ©fauts qui te rebutent tout de suite ? »
L’idĂ©e : faire Ă©merger ses prĂ©fĂ©rences, ses qualitĂ©s, ses points de vigilance⊠à sa façon. Et en creux, l’aider Ă mieux se connaĂźtre sans le coller dans une case.
Parler orientation avec votre enfant n’est pas Ă©vident ?
DĂ©lĂ©guez cette tĂąche aux pros d’Acadomia
4. Imaginer ce qu’il ou elle ferait avec une baguette magique
Proposez-lui un petit jeu d’imagination, sans enjeu : « Si tu pouvais te rĂ©veiller demain dans le job de ton choix, sans te soucier des Ă©tudes Ă faire, ce serait quoi ? MĂȘme un mĂ©tier improbable, tout ce que tu veux ! »
L’idĂ©e : libĂ©rer la parole, sans pression scolaire ni rĂ©alisme forcĂ©. Et ça peut rĂ©vĂ©ler des envies profondes⊠ou dĂ©clencher des discussions inattendues.
5. Regarder une vidéo sur un métier
Une vidĂ©o courte sur un mĂ©tier, ça se case facilement dans la journĂ©e (surtout pendant les vacances). En lien avec une formation envisagĂ©e ou simplement pour Ă©veiller la curiositĂ©, on en trouve plein sur l’ONISEP, Horizons21, ou YouTube.
L’idĂ©e : associer une matiĂšre abstraite Ă une rĂ©alitĂ© concrĂšte. Quand on voit ce que ça peut donner « en vrai », le lien se fait plus naturellement.
6. Faire une mini-interview d’un proche
Proposez-lui de poser quelques questions Ă quelqu’un de votre entourage sur son mĂ©tier. Pas un grand entretien : juste deux ou trois questions, sur, par exemple :
- Ce qu’il ou elle aime dans son quotidien professionnel.
- Ce qui est le plus intéressant à ses yeux.
- Ce Ă quoi il ou elle ne s’attendait pas dans son travail.
L’idĂ©e : passer par un Ă©change humain, vivant, loin des discours standards. Et montrer que les mĂ©tiers, ça se dĂ©couvre aussi par la conversation.
7. DĂ©couvrir un univers plutĂŽt qu’un mĂ©tier
Pas besoin d’aller visiter une entreprise pour ouvrir une porte sur le monde professionnel. Un salon, un festival, une expo, un atelier ouvert au public, un Ă©vĂ©nement local⊠peuvent lui faire dĂ©couvrir des univers aussi divers que les jeux vidĂ©o, le sport, les mĂ©dias, la santĂ©, le design, l’environnement, les mĂ©tiers d’art, etc.
L’idĂ©e : Ă©veiller sa curiositĂ©, lui faire ressentir ce qui l’attire, l’intrigue, le ou la fait rĂ©agir.
8. Lui demander son avis
Parlez-lui d’une situation que vous vivez au boulot, juste pour lui demander un avis, une idĂ©e, un point de vue.
à tester, selon ce que vous vivez, en fonction de votre rÎle et de vos responsabilités :
- Gérer un conflit avec un collÚgue qui ne fait pas sa part du travail.
- Devoir organiser un événement au travail sans avoir beaucoup de temps.
- Travailler sur un projet qu’on trouve un peu inutile, mais qu’il faut quand mĂȘme finir.
- Répondre à un client désagréable sans perdre patience.
- Devoir faire une prĂ©sentation Ă l’oral ou un entretien de motivation devant des gens plus expĂ©rimentĂ©s.
L’idĂ©e : lui montrer que les adultes aussi tĂątonnent, hĂ©sitent, font des choix. Et l’inviter Ă rĂ©flĂ©chir, donner son avis, sans qu’il ou elle se sente Ă©valuĂ©(e).
9. Mettre en valeur ses projets personnels
Il ou elle passe du temps Ă bricoler, poster, coder, dessinerâŠÂ ? Ce sont dĂ©jĂ des dĂ©marches personnelles pleines d’enseignements (mĂȘme si cela n’est pas mentionnĂ© dans son dossier scolaire pour son orientation). Ă vous de l’aider Ă mettre des mots lĂ -dessus.
Quelques questions à glisser dans ce sens :
- « Qu’est-ce qui te plaĂźt le plus quand tu fais ça ? » ; « C’est quoi la partie que tu trouves la plus facile ? Et celle oĂč tu as plus de mal ? »
- « Tu as appris ça tout seul ou tu as suivi des tutos ?«Â
- « Tu te rends compte que tu as bossé super longtemps dessus sans décrocher ? »
- « Pour faire ça, faut quand mĂȘme ĂȘtre patient / crĂ©atif/ prĂ©cis⊠tu t’en rends compte ? »
L’idĂ©e : Montrer que ce qu’il ou elle fait a de la valeur, et peut ĂȘtre utile pour la suite â mĂȘme si ce n’est pas « scolaire » au sens strict du terme.
10. Organiser un « jeu des métiers »
Ici, il faut un peu d’anticipation et de mise en place, mais l’ambiance fera le reste ! Chacun pioche ou choisit un mĂ©tier (dans une boĂźte, via une appli d’orientation, sur le site de l’Onisep ou un simple post-it). Puis chacun doit :
- Expliquer ce qu’il en sait (mĂȘme s’il ne connaĂźt rien).
- Deviner à quoi ressemble une journée type.
- Dire s’il se verrait faire ce travail (et pourquoi).
L’idĂ©e : dĂ©clencher des discussions sur les reprĂ©sentations, les envies, les valeurs, sans pression personnelle. Avec un petit goĂ»t de jeu et de dĂ©fi.
En conclusion
Pas besoin d’en faire des tonnes ! Une remarque bien placĂ©e, une question au bon moment ou une sortie improvisĂ©e peuvent suffire Ă lancer la rĂ©flexion, Ă ouvrir des pistes en lien avec l’orientation ou le monde du travail. Et surtout cela peut aider votre ado Ă voir que l’orientation n’est pas un sujet abstrait et angoissant, mais un mĂ©lange d’essais, d’envies, et d’imprĂ©vus.