Ăchapper Ă la peur de se tromper en anglais
MalgrĂ© quelques progrĂšs rĂ©cents, la France demeure en queue du peloton des pays europĂ©ens non anglophones. Une certaine tendance au fatalisme (sensible mĂȘme chez les plus jeunes) est une des explications frĂ©quemment avancĂ©es : les Français sont souvent persuadĂ©s dâĂȘtre nuls en anglais, et quâil nây a rien Ă y faire.
La peur de se tromper est Ă©galement un frein prĂ©occupant chez les Ă©lĂšves français : câest dâailleurs un Ă©lĂ©ment dâexplication pour leurs performances en anglais mais aussi pour leurs rĂ©sultats dans PISA.
Apprendre lâanglais, câest accepter de faire des fautes de vocabulaire et de grammaire et, bien sĂ»r, de prononciation. Pour apprendre, il faut commencer par se tromper.
Augmenter son temps de parole de la langue anglaise
Moins dâune heure par an : câest le temps de parole moyen pour un lycĂ©en en cours dâanglais. Un accompagnement scolaire peut ainsi devenir indispensable. Outre le nombre souvent Ă©levĂ© dâĂ©lĂšves par classe, qui explique la faible part de la pratique orale, lâenseignement de lâanglais en France est encore largement fondĂ© sur la pratique de lâĂ©crit : il nây a pas si longtemps que lâanglais est Ă©valuĂ© aussi Ă lâoral Ă lâexamen du baccalaurĂ©at.
Rien dâĂ©tonnant Ă ce que les lycĂ©ens soient si mal Ă lâaise lorsquâil sâagit de prendre la parole en anglais. Si en outre votre ado cherche surtout Ă se fait oublier en cours et ne rĂ©pond jamais spontanĂ©ment aux questions du prof, il faudra sans doute en passer par dâautres biais pour le faire progresser : les cours particuliers d’anglais sont bien sĂ»r une solution, mais il existe dâautres options.
La V.O pour en finir avec le doublage
Dans les pays non anglophones oĂč tout le monde ou presque parle anglais couramment, films et sĂ©ries se regardent en VOST. Les Français, qui prĂ©fĂšrent encore souvent les versions doublĂ©es (par habitude, paresse ou fiertĂ© nationale ?) entretiennent un cercle vicieux : ils sont mauvais en anglais donc ils nâaiment pas la V.O et vice-versa !
Pourtant, opter pour la version multilingue (ou VM), disponible sur pratiquement toutes les chaĂźnes, est un moyen facile pour progresser en anglais. Avec de la pratique, on en vient Ă relever les erreurs et approximations des sous-titres français, Ă prĂ©fĂ©rer les sous-titres en anglais voire Ă sâen passer complĂštement.
Pratiquer l’anglais tous les jours
Quel que soit le domaine dâapprentissage dans lequel on souhaite progresser, la rĂšgle de base tient en deux mots : rĂ©gularitĂ© et rĂ©pĂ©tition. Pour apprendre une langue, câest dâautant plus vrai : il faut y ĂȘtre exposĂ© le plus possible, et pas seulement par le biais de films, de sĂ©ries, ou mĂȘme dâĂ©missions de radio.
Bien sĂ»r, vous pourrez proposer une leçon dâanglais quotidienne Ă votre ado avec un professeur particulier. Le web peut reprĂ©senter un complĂ©ment efficace : il existe des dizaines de sites gratuits qui se proposent de faire de quiconque un angliciste accompli : parmi ceux-ci on peut citer BBC Learning English, Anglissime, English Central, Gymglish ou encore Cambridge English, qui propose de nombreuses ressources interactives gratuites.