Sport de haut niveau et Ă©tudes, faut-il choisir ?

Article publié le 06 janvier 2020 (mis à jour le 01 février 2023) - 0 commentaires
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Le double projet est aussi essentiel Ă  l’épanouissement individuel du sportif qu’à sa tranquillitĂ© psychologique.

Le double projet est aussi essentiel Ă  l’épanouissement individuel du sportif qu’à sa tranquillitĂ© psychologique. Il est mĂȘme bĂ©nĂ©fique Ă  ses rĂ©sultats et ses objectifs sportifs, qu’ils soient nationaux, europĂ©ens, internationaux ou olympiques. 

Les champions de demain sont sur les bancs de l’école aujourd’hui. Philippe ColĂ©on l’affirme haut et fort : « Si nous souhaitons qu’ils se rĂ©vĂšlent, nous devons Ă©viter qu’ils aient Ă  choisir entre leur Ă©cole et leur sport et crĂ©er un cadre adĂ©quat pour les attirer au plus haut niveau dans les meilleures conditions. » Et il y a urgence Ă  agir. 

Les Ă©tudes dĂ©montrent qu’en moyenne 30% des jeunes sportifs entre 10 et 17 ans abandonnent le sport chaque annĂ©e parce qu’ils n’arrivent pas Ă  concilier leur pratique avec leurs Ă©tudes (Selon le think-tank Sport & CitoyennetĂ©, 2015). 

Si la France a longtemps Ă©tĂ© Ă  la pointe de cette double exigence de rĂ©ussite Ă©ducative et sportive, elle fait face aujourd’hui Ă  une remise en cause de son modĂšle du double projet, dans un contexte de concurrence internationale intensive. Les dispositifs actuels permettant le double projet sont perfectibles et favorisent frĂ©quemment le « systĂšme D ». 

Les sections sport-Ă©tudes, classes Ă  horaires amĂ©nagĂ©s que met Ă  disposition l’Éducation nationale, fonctionnent bien mais sont insuffisamment nombreuses sur le territoire ou trop ciblĂ©es sur certaines disciplines sportives pour rĂ©pondre Ă  la demande. 

Ajoutons qu’en dehors des classes Ă  horaires amĂ©nagĂ©s, les clubs et centres optent pour des mĂ©thodes d’enseignement variĂ©es mais trĂšs alĂ©atoires (lobbying auprĂšs des Ă©tablissements pour rĂ©ussir Ă  amĂ©nager les horaires scolaires ; CNED Ă  temps complet ou « mi-prĂ©sentiel/mi-CNED » grĂące au recours Ă  des instituts/organismes privĂ©s ou Ă  des accords locaux avec des Ă©tablissements). 

Quant aux centres de formation des clubs sportifs (116 aujourd’hui agrĂ©Ă©s par le ministĂšre des Sports), ils manquent de moyens financiers pour dĂ©velopper l’enseignement scolaire ou professionnel en vue d’une reconversion. 

L’enjeu pour les clubs sportifs professionnels Ă©tant le maintien ou la disparition pure et simple de leurs centres de formation (qui ne sont pas obligatoires), la tentation peut ĂȘtre grande de les supprimer pour raisons financiĂšres. 

Acadomia propose donc une solution alternative et réinvente le double projet. 

L’idĂ©e est simple : bĂątir des partenariats entre nous et des structures sportives en faisant en sorte que l’apprentissage soit le plus adaptĂ© possible aux jeunes sportifs. 

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