Les prépas économiques et commerciales

Appréhender la prépa économique et commerciale

Comment se passe l’admission ? 

L’admission se fait sur dossier via la procédure Parcoursup. Dans chaque établissement, une commission constituée des professeurs de la filière examine les résultats et les appréciations du candidat sur les années de première et de terminale. Des critères de sélection plus précis peuvent figurer sur la fiche de présentation de la formation visée.

Comment s’organise la scolarité ?

La scolarité en prépa, ou CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) dure normalement 2 ans : la « sup » (première année) et la « spé » (seconde année).

Le passage en seconde année est soumis au contrôle continu et à l’avis des professeurs, lors du conseil de classe du dernier trimestre. Le redoublement de la 1re année n’est pas autorisé, sauf cas particulier. En seconde année, il est possible de redoubler (cuber) afin de se représenter aux concours. Beaucoup le font par choix et tentent lors de cette troisième année d’intégrer des écoles jugées plus prestigieuses.

À l’issue de la scolarité en prépa, chaque élève reçoit une attestation descriptive de son parcours. Elle permet à ceux qui souhaitent rejoindre une licence de valider leurs acquis et d’obtenir une équivalence avec les études universitaires. Ils intègrent alors directement la 3e année de licence (L3).

Quelles sont les voies possibles ?

Accessibles après un bac général ou un bac STMG, les prépas économiques et commerciales permettent de se préparer en deux ans aux concours des grandes écoles de commerce et de management. Deux autres prépas (les prépas ENS), plus confidentielles, permettent d’intégrer les écoles normales supérieures de Paris-Saclay et de Rennes.

Les prépas économiques et commerciales

Elles se déclinent en 3 options :

  • La prépa ECS (économique et commerciale, option scientifique).


Pour qui ? Destinée aux élèves de S, elle exige un très bon niveau en maths et de bons résultats en lettres, langues et histoire-géo.

Au programme : Les mathématiques sont la matière principale de cette voie, à raison de 9 h par semaine. Les enseignements en culture générale, histoire-géo et géopolitique du monde contemporain et en langues occupent chacun 6 heures de l’emploi du temps.

  • La prépa ECE (économique et commerciale, option économique).


Pour qui ? Elle s’adresse aux élèves de ES au profil équilibré et de bon niveau en maths.

Au programme : Avec 8 h par semaine, les mathématiques occupent aussi une large place dans cette voie, le niveau étant toutefois moins relevé qu’en ECS. Les autres enseignements majeurs sont l’ESH (économie, sociologie, histoire), la culture générale et les langues, à raison de 6 h par semaine chacun.

  • La prépa ECT (économique et commerciale, option technologique).

Pour qui ? Réservée aux élèves de STMG, elle requiert un bon niveau général et un intérêt pour les maths, les lettres et les langues.

Au programme : En première année, les langues (LV1 et LV2) occupent 9 h de l’emploi du temps. Les autres enseignements majeurs sont les mathématiques (6 h), la culture générale (6 h), le management et sciences de gestion (5 h)

Ces trois options préparent à deux concours communs, qui donnent accès aux grandes écoles de commerce :

  • Le concours BCE rassemble 24 grandes écoles de management, dont les prestigieuses « parisiennes » HEC, ESSEC, ESCP Europe. Les épreuves écrites de ce concours sont conçues spécifiquement pour chaque option de la voie économique et commerciale.

  • Le concours Ecricome donne accès à 2 écoles : KEDGE Business School et NEOMA Business School.


Elles offrent aussi la possibilité d’accéder à d’autres grandes écoles, notamment :

  • Certains IEP (Instituts d’études politiques), en fin de première année de prépa essentiellement,

  • L’ENS (École normale supérieure) de Paris-Saclay, via le concours BCE,

  • L’Ensae (École nationale de la statistique et de l’administration économique), via le concours BCE,

  • L’École militaire spéciale de Saint-Cyr,

  • Le Celsa (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication).

Les prépas ENS

Les prépas ENS sont des formations particulières, leurs étudiants étant inscrits à la fois en prépa et à l’université.

  • La prépa ENS D1, économie, droit et gestion.

Destinée aux élèves de ES, elle admet aussi des candidats issus de S, voire de L ou STMG. La formation dominante est juridique ; le temps d’enseignement se partage entre les cours en licence de droit (voire AES) et les cours en prépa. Elle prépare au concours de l’École normale supérieure de Rennes (ENS), mais permet aussi d’intégrer les grandes écoles de commerce, ainsi que d’autres écoles spécialisées.

  • La prépa ENS D2, économie et gestion.

Destinée aux élèves de ES, elle admet aussi des candidats issus de S, voire de STMG. La formation dominante est économique ; le temps d’enseignement se partage entre les cours en licence d’économie et gestion (voire MIASHS) et les cours en prépa. Elle prépare au cours d’entrée de l’École normale supérieure de Paris-Saclay, mais permet aussi d’intégrer les grandes écoles de commerce, ainsi que d’autres écoles spécialisées

Que fait-on en prépa économique et commerciale ?

L’emploi du temps est partagé entre cours et travaux dirigés. S’y ajoutent les devoirs sur table et les colles.

  • Les cours : Ils représentent le volume horaire le plus important.

  • Les TD : Les séances d’exercices des travaux dirigés (en mathématiques) permettent de vérifier la compréhension des cours.

  • Les devoirs sur table : Ils sont organisés à un rythme hebdomadaire, souvent le samedi matin.

  • Les colles ou « khôlles » sont un entraînement aux oraux des concours, et sont organisées deux à trois fois par semaine selon les établissements. Toutes les disciplines sont représentées et programmées par roulement. Elles sont souvent organisées en trinôme en mathématiques, les élèves devant résoudre un exercice ou présenter un point de cours au tableau. En culture générale, histoire-géo et langues, les colles sont des oraux plus classiques (20 min de préparation sur un sujet, 10-15 minutes d’exposé, 5-10 minutes d’entretien).


Tout au long de la prépa, l’évaluation s’effectue de manière traditionnelle, avec des notes sur 20 liées principalement à des travaux écrits effectués lors de devoirs surveillés. Par ailleurs, les élèves effectuent dans certaines matières, souvent de manière collective, des devoirs à la maison.

Que fait-on dans une grande école de commerce ?

On y suit une formation de 3 ans, à l’issue de laquelle est décerné un diplôme de niveau master (bac + 5) :

  • La première année (la pré master) est consacrée à la formation fondamentale et est commune à tous les étudiants. Les disciplines essentielles des sciences de gestion (comptabilité, statistiques, économie, droit, psychologie pour le management, théorie des organisations, finance, …) forment la majorité des cours, avec les enseignements en langues vivantes.

  • La deuxième année (master 1) comprend des enseignements obligatoires en sciences de gestion, management et statistiques, et des enseignements optionnels au choix, première étape vers la spécialisation.

  • Entre la deuxième et la troisième année, les écoles proposent à leurs élèves de faire une année de césure sous la forme de stages au sein d’entreprises, d’organisations internationales, d’associations, d’organisations humanitaires, d’organismes publics ou de collectivités territoriales.

  • La troisième année (master 2) est souvent consacrée à la fois à l’international et à la spécialisation. Les étudiants passent un semestre à l’étranger et se forment dans un domaine précis (ressources humaines, finances, marketing, conseil, entrepreneuriat…) en fonction de leur projet professionnel.


Le cycle master se conclut souvent par la soutenance d’un mémoire de fin d’études.

Quelle école de commerce viser ?

Les classements annuels des grandes écoles de commerce sont un indicateur de leur prestige auprès des recruteurs mais aussi de leur sélectivité, par rapport à laquelle il s’agira donc de se situer. Outre ce critère, il faut considérer :

  • Les spécialités proposées. Les écoles peuvent avoir des spécificités marquées, parfois liées à leur situation géographique.

  • L’ouverture à l’international. Certaines écoles permettent de partir plus longtemps, proposent des apprentissages soutenus en langues ou offrent des partenariats intéressants à l’étranger.

  • La place accordée à la création d’entreprise, le cas échéant ; des écoles proposent des spécialisations ou des modules de formation en entrepreneuriat.

Quels secteurs et quels métiers après une grande école de commerce ? 

D’après l’Enquête Insertion 2018 des jeunes diplômés des Grandes écoles, les sociétés de conseil et le secteur de la banque-assurance sont les premiers employeurs des jeunes managers : un diplômé sur trois est recruté dans ces deux secteurs. Viennent ensuite le commerce, les services des Technologies de l’Information et de la Communication, les activités juridiques de comptabilité et de gestion, l’industrie agro-alimentaire.

En ce qui concerne les départements d’emplois, les études, conseil et expertise, les services commerciaux, le marketing et l’administration-gestion-finance recrutent plus des deux tiers des diplômés. Viennent ensuite les services d’audit, d’achats et d’approvisionnement, de communication et de ressources humaines.