Les mises à niveau

Les MAN : l’occasion de réajuster son parcours

  • Les classes de mise à niveau, en bref
  • Les années préparatoires aux études scientifiques post-bac
  • Les classes de mise à niveau en hôtellerie-restauration (MANHR)
  • Les classes préparatoires aux études supérieures (CPES)
  • La fin de la MANAA
  • Les classes de mise à niveau, en bref

    Les classes de mise à niveau sont des formations « passerelles » qui préparent à l’entrée dans certaines formations sélectives, écoles spécialisées ou filières universitaires. L’admission, qui peut dans certains cas faire partie de la procédure Parcoursup, est toujours sélective. Ce type de formation compte notamment :

    Les années préparatoires aux études scientifiques post-bac

    De nombreux établissements proposent une année de mise à niveau aux bacheliers non titulaires d’un baccalauréat général scientifique ou aux étudiants non scientifiques désireux de se réorienter vers des études supérieures scientifiques ou techniques. Elles ne sont donc pas destinées aux bacheliers scientifiques récents qui se sentent d’un niveau trop faible pour réussir dans un cursus scientifique.

    La formation, en un an, vise principalement l’acquisition des connaissances des classes de première et terminale S dans l’ensemble des matières scientifiques. D’autres disciplines comme l’anglais ainsi que l’expression orale et écrite peuvent également être au programme de cette RNS.

    Quel profil pour une année préparatoire en sciences ?

    Outre le fait de ne pas être titulaire d’un bac général scientifique, il faut pour être admis disposer d’un dossier scolaire et d’un projet professionnel laissant présager de bonnes chances de réussite dans une telle réorientation. Une solide motivation est également requise, la quantité de travail demandée étant très importante.

    N.B. : Pour les formations faisant partie de la procédure Parcoursup, la recherche se fait via les critères suivants : Formations préparatoires à l’enseignement supérieur/Année préparatoire.

    La classe de mise à niveau en hôtellerie-restauration (MANHR)

    Il s’agit d’une classe passerelle obligatoire pour tout bachelier qui souhaite être admis en BTS « management en hôtellerie-restauration » sans avoir le diplôme requis : en effet, seuls les titulaires d’un bac technologique STHR (sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration) ou d’un bac professionnel cuisine ou commercialisation et services en restauration peuvent accéder directement à cette formation supérieure.

    La formation, en un an, vise essentiellement l’acquisition des bases techniques en cuisine, service et gestion hôtelière. Elle comprend un stage professionnel de 16 semaines.

    Quel profil pour une MANHR ?

    Il suffit théoriquement d’avoir un baccalauréat (général, technologique ou professionnel) et de s’intéresser aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration pour être admis. Toutefois, le succès rencontré par cette formation la rend relativement sélective. L’admission se fait via la procédure Parcoursup.

    Les classes préparatoires aux études supérieures (CPES)

    Ces formations s’adressent généralement aux très bons élèves de terminale issus d’un milieu modeste et résidant en zone sensible. Elles visent l’intégration d’une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) ou une poursuite d’études dans l’enseignement supérieur. Outre un entraînement intensif dans les matières phares de la formation visée et l’apprentissage des méthodes de travail du supérieur, elles offrent souvent une formation culturelle spécifique.

    Quel profil pour une CPES ?

    Avoir un (très) bon dossier et une solide motivation est indispensable. Le profil du candidat doit par ailleurs coïncider avec la CPGE ou l’école visée (les CPES scientifiques sont ainsi ouvertes aux bacheliers ayant reçu une formation scientifique). L’origine géographique ou sociale des candidats n’est pas nécessairement un critère de sélection exclusif.

    La fin de la MANAA

    À noter : la célèbre MANAA (mise à niveau en arts appliqués), que suivaient les élèves désirant rejoindre des études supérieures d’art sans être titulaires du bac STI2A, disparaîtra totalement à la rentrée 2019. La MANAA, le BTS Arts appliqués et le DMA fusionnent en un seul et nouveau diplôme : le DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design) qui aura l’avantage d’être reconnu à un niveau licence.