Nos 8 conseils pour bien commencer l’année

25 août 2022
En septembre, les cours reprennent pour les enfants mais aussi pour les parents, qui voient parfois resurgir avec anxiété les questions relatives à la scolarité. Voici nos conseils pour repartir sur de bonnes bases et vivre une rentrée scolaire apaisée.

L’un des objectifs de la scolarité au collège est l’acquisition de l’autonomie : votre enfant doit peu à peu devenir le pilote de ses apprentissages et de sa scolarité. Participer à ce lent apprentissage ne va pas sans conflits, surtout à l’adolescence. Poser des règles dès la rentrée est une bonne stratégie pour les éviter.

1. Donnez-lui les clés du temps

De la 6e à la 3e, il faut peu à peu apprendre à maîtriser son temps : cela peut passer par la construction d’un planning complet – avec votre aide, puis sans – qui tienne compte de toutes les obligations de la semaine, à savoir les heures de cours, les activités extrascolaires régulières comme le sport ou la musique, mais aussi les devoirs. Pour réussir au collège, il faut consacrer au moins une heure par jour à son travail personnel, et donc prévoir cette plage horaire quotidienne dans son emploi du temps !

2. Aidez-le à planifier

À côté de cet emploi du temps hebdomadaire, affichez un calendrier de l’année : notez les semaines A et B, les périodes de vacances, reportez au fur et à mesure les dates des contrôles, les devoirs ou exposés donnés longtemps à l’avance et, si votre enfant est en 3e, les révisions pour le brevet. Ce calendrier l’aidera à visualiser à l’avance les périodes les plus chargées et donc à adapter son rythme de travail en conséquence.

3. Fixez des objectifs

Annoncez à votre enfant ce que vous attendez de lui cette année, en fonction de sa maturité : préparer seul ses affaires et son cartable, faire ses devoirs sans qu’on ait besoin de le lui rappeler ou de le surveiller, revoir chaque soir les leçons de la journée en plus du travail demandé… Cette dernière habitude est par ailleurs le meilleur moyen de mémoriser facilement ses cours et ne pas se faire piéger par les interrogations surprises !

4. Fournissez un cadre clair pour les devoirs du soir

S’il est possible de laisser votre enfant décider seul de certaines choses – l’ordre dans lequel il aborde ses tâches, par exemple –, soyez intransigeant sur le respect de certaines conditions, comme le fait de travailler dans un endroit calme et adapté. Le temps consacré aux devoirs doit être perçu comme un rituel quotidien, inéluctable, dont l’heure et la durée ne dépendent ni de l’humeur des parents, ni de celle de l’enfant. Pour vous, c’est aussi un excellent moyen d’éviter les conflits : ce cadre de travail tient lieu de contrat moral, qu’il sera valorisant pour l’enfant de respecter de lui-même.

5. Respectez son rythme

Il n’existe pas de règle officielle quant à la durée quotidienne des devoirs : au collège, cela va de 30 à 60 minutes. Si votre enfant vous semble consacrer trop ou pas assez de temps à son travail personnel, ne manifestez ni inquiétude ni agacement : un élève rapide n’est pas forcément négligent, un élève lent pas nécessairement inefficace ou en difficulté. Tant que les résultats sont satisfaisants et que votre enfant ne se plaint pas du temps passé à ses devoirs, laissez-le travailler à son propre rythme.

6. Aidez sans assister

Si vous devez aider votre enfant, résistez à la tentation de faire l’exercice de grammaire ou les multiplications à sa place pour « gagner du temps » ou de lui donner les réponses, de guerre lasse. Non seulement il n’aurait pas l’occasion de comprendre par lui-même – et échouerait probablement au prochain contrôle –, mais vous l’empêcheriez de développer son autonomie dans le travail. Aussi, s’il vous demande l’orthographe d’un mot, faites-lui consulter le dictionnaire ; s’il veut que vous corrigiez ses fautes, soulignez-les ou contentez-vous de lui en indiquer le nombre.

7. Inculquez les bonnes méthodes

S’il sait aborder efficacement son travail, votre aide sera de moins en moins nécessaire. Rappelez-lui qu’avant de se lancer dans un exercice, il faut revoir la leçon correspondante, même si ce n’est pas expressément demandé. Incitez-le à refaire les exercices ou les contrôles qu’il n’a pas réussis et expliquez-lui que maîtriser un cours signifie être en mesure de l’expliquer à un tiers, à la manière d’un enseignant. Plus globalement, il faut l’amener à prendre du recul par rapport à ce qu’il apprend, lui montrer que l’essentiel n’est pas d’avoir une bonne note (ou de faire plaisir à ses parents ou à son enseignant) mais bien d’avoir compris.

8. Impliquez-le dans les choix concernant sa scolarité

Expliquer à un collégien qu’il travaille pour lui et ne pas le consulter dans les décisions liées à sa scolarité est pour le moins paradoxal. Pourtant, certain d’agir dans l’intérêt de son enfant, on impose le choix de telle langue rare, l’inscription dans telle classe plus sélective… S’il est difficile de trouver la juste mesure entre un niveau d’exigence parental légitime et la valorisation de l’autonomie de l’enfant, les préférences de ce dernier doivent peser dans la balance. S’il se sent vraiment responsabilisé, il saura faire ses propres choix, sans suivre simplement ses camarades ou aller au plus facile.

Si votre enfant peine à reprendre le rythme ou fait preuve d’une certaine désinvolture quant à sa scolarité, faites preuve de patience : le collège est une inévitable période de turbulences ! En attendant, tâchez de naviguer au mieux entre ces deux principaux écueils que sont le « laisser-faire » et « l’hyper-contrôle ».

L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).
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L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).

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