Toutes les étapes de l’orientation au lycée (et nos conseils-clés)

Article mis à jour le 21 septembre 2022
Depuis la réforme du baccalauréat, la question de l’orientation se pose tout au long de la scolarité au lycée : de la seconde à la terminale, les élèves sont amenés à faire des choix successifs, afin de construire progressivement leur projet d’orientation personnel. En voici le panorama général :

Les choix d’orientation en seconde

  • Quoi ? 

En seconde, chaque élève doit faire le choix :
– D’une voie, générale ou technologique. La voie technologique, plus concrète que la voie générale, vise une insertion professionnelle relativement rapide, après l’obtention d’un diplôme bac + 2 ou 3. Six séries différentes sont directement accessibles après la seconde et les enseignements de spécialité sont induits par le choix de la série.
– D’une combinaison d’enseignements de spécialité pour la voie générale. Un choix de 13 spécialités s’offre en théorie aux futurs élèves de première générale. La grande majorité des établissements propose au moins les spécialités les plus courantes : mathématiques, SVT (Sciences de la vie et de la Terre), physique-chimie, SES (sciences économiques et sociales), HGGSP (histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques), HLP (humanités, littérature et philosophie), LLCE (langues, littératures et cultures étrangères). Des cartographies disponibles sur les sites de chaque académie permettent de trouver une spécialité plus rare ou de connaître l’offre précise d’un établissement.

  • Quand ? 

Au cours du deuxième trimestre, les familles formulent leurs vœux d’orientation provisoires et, si une première générale est demandée, indiquent quatre spécialités de prédilection. Au troisième trimestre, l’élève et sa famille formulent des vœux définitifs, dont les trois spécialités demandées pour une orientation en première générale. Les conseils de classe répondent aux vœux provisoires puis définitifs des familles.

  • Comment faire les bons choix en seconde ?

– Pour le choix de la voie générale ou technologique, il faut prendre en compte son profil d’élève : si on préfère le concret, les études de cas, la démarche de projets à l’enseignement abstrait ou tourné vers la culture générale, si on a envie de s’investir dans une formation technique pointue : la voie technologique est à envisager ! Et après le bac, un parcours d’études supérieures de type bac + 5 reste envisageable.

– Pour le choix de sa série ou de ses spécialités, on peut se fonder sur les résultats obtenus dans les matières correspondantes et son goût personnel. Mais il est surtout recommandé de définir en amont un projet post-bac suffisamment précis, pour faire son choix en fonction des secteurs ou des formations visés. Le site institutionnel Horizon 2021 permet de tester des combinaisons de spécialités afin de savoir à quelles formations ou métiers elles peuvent mener.

Les choix d’orientation en première

  • Quoi ?

Sur les trois spécialités suivies en première générale, seules deux pourront être conservées en terminale : ce choix stratégique conditionne à la fois l’obtention du bac et le champ des possibles pour l’orientation dans le supérieur. Concernant la voie technologique, les deux enseignements de spécialité de terminale sont prédéterminés par la série suivie. Les élèves de STMG et STI2D doivent toutefois choisir un enseignement spécifique au sein d’une des deux spécialités au programme.

Par ailleurs, il faut garder en tête que l’année de première sera prise en compte pour l’admission dans le supérieur : tout doit être mis en œuvre pour valoriser son dossier. Au besoin, on affinera son projet en définissant ses secteurs professionnels préférentiels, afin d’orienter au plus tôt sa scolarité et ses efforts dans la bonne direction.

  • Quand ?

Au cours du deuxième trimestre, chaque élève de première générale indique quelle spécialité il souhaite abandonner en fin d’année. Celle-ci fera l’objet d’une note de contrôle continu (coefficient 8) pour le bac.

  • Comment choisir ses spécialités de terminale ?

Le choix devra de préférence se faire en fonction :

– Des formations post-bac envisagées, surtout si elles sont sélectives : si plusieurs combinaisons sont toujours possibles pour une même formation, la présence d’une spécialité précise dans ce duo peut être fortement conseillée, voire obligatoire. Parcoursup communique les attendus pour chacune des formations proposées : s’y référer est indispensable pour affiner son choix.

– Des résultats obtenus. Mieux vaut abandonner la spécialité dans laquelle on réussit le moins, afin de soigner son dossier scolaire et de performer aux épreuves de spécialité de terminale.

– Du goût personnel. Le volume horaire hebdomadaire de chaque enseignement de spécialité est de six heures en terminale, sans compter le travail personnel. Autant conserver une matière qu’on apprécie !

Les choix d’orientation en terminale

  • Quoi ?

Être admis dans une formation du supérieur (et si possible, obtenir son vœu préféré) est devenu l’objectif majeur de l’année de terminale. La fameuse « procédure Parcoursup » est au centre de cet enjeu, la quasi-totalité des formations envisageables y étant désormais présentes.

  • Quand ?

L’enchaînement des échéances laisse assez peu de temps pour se décider :

– Avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque élève devra renseigner une fiche. Elle vise à faire état de l’avancée de ses réflexions et à exprimer ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prendra connaissance et formulera au besoin conseils et recommandations.

– Fin janvier* s’ouvre la période des inscriptions sur Parcoursup. Les terminales auront jusqu’à fin mars pour créer leur dossier et formuler de 1 à 10 vœux (et 20 sous-vœux) maximum.

Après le mois de mars, les élèves qui n’auraient pas fait de choix n’auront plus guère d’options, si ce n’est la procédure complémentaire de Parcoursup, mise en place à la fin du mois de juin. C’est donc durant le premier trimestre de terminale que le projet professionnel, donc d’études supérieures, doit être défini.

  • Comment réussir la procédure Parcoursup ?

Selon une enquête Ipsos réalisée pour le ministère de l’Enseignement supérieur, 82 % des candidats à Parcoursup 2021 ont trouvé la procédure stressante. Afin de l’aborder le plus sereinement possible, mieux vaut :

– Profiter de la phase d’information : dès la fin du mois de décembre*, la plateforme permet de consulter l’offre de formations et de prendre connaissance des attendus et des critères d’admission.

– Anticiper les échéances pour avoir toujours un temps d’avance sur le calendrier Parcoursup et éviter toute prise de décision dans l’urgence.

– Multiplier ses chances en diversifiant ses vœux (BUT, écoles post-bac, licences universitaires, BTS, etc.) pour un même secteur professionnel et en exploitant le recours aux vœux multiples pour une même formation.

– Prévoir au moins un plan B en plaçant une licence de son académie dans sa liste, au cas où tous les vœux en formation sélective seraient refusés.

* Les dates du calendrier Parcoursup sont encore inconnues

L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).
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L'auteur
Laëtitia Leroy est responsable du service pédagogie Acadomia . Elle conçoit et supervise les solutions d’accompagnement proposées à nos élèves pour la réussite de leur scolarité dans le secondaire, dans le champ disciplinaire comme dans le cadre parascolaire (méthodologie et stratégies d’apprentissages, développement personnel…).

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